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Mort de Quentin Deranque : le parquet requiert la mise en examen pour homicide volontaire de sept suspects

- Le procureur de Lyon annonce l’ouverture d’une information judiciaire criminelle ; les mis en cause, âgés de 20 à 26 ans, contestent toute intention de tuer

Adama Bamba  | 19.02.2026 - Mıse À Jour : 19.02.2026
Mort de Quentin Deranque : le parquet requiert la mise en examen pour homicide volontaire de sept suspects

Istanbul

AA / Istanbul / Adama Bamba

Le parquet de Lyon a requis la mise en examen de sept personnes pour « homicide volontaire » dans l’enquête sur la mort du militant identitaire Quentin Deranque, a annoncé jeudi le procureur lors d’une conférence de presse.

En effet, une information judiciaire criminelle a été ouverte à l’issue des gardes à vue des onze suspects interpellés plus tôt dans la semaine. Les sept hommes soupçonnés d’avoir pris part aux violences seront présentés à un juge d’instruction, le parquet ayant également demandé leur placement en détention provisoire, invoquant notamment un risque de trouble à l’ordre public.

Les faits se sont produits en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Selon le procureur, l’enquête a nécessité un important travail d’identification, rendu complexe par le nombre de personnes présentes sur les lieux. L’exploitation de nombreux témoignages et vidéos a permis de cibler plusieurs suspects, même si « plusieurs personnes restent encore à identifier ».

D’après les éléments communiqués, deux mis en cause ont refusé de s’exprimer en garde à vue, tandis que deux autres ont reconnu avoir porté des coups, soit à la victime, soit à d’autres personnes présentes. Tous contestent cependant l’intention homicide et nient être à l’origine des coups mortels. Le procureur a évoqué « un très grand nombre de coups portés directement sur le visage et sur le crâne » de la victime.

Quatre autres personnes initialement soupçonnées d’avoir aidé certains protagonistes à se soustraire aux enquêteurs ont été remises en liberté, tout en restant susceptibles d’être convoquées ultérieurement. Parmi elles figure un collaborateur parlementaire lié au député LFI du Vaucluse Raphaël Arnault, dont les droits d’accès à l’Assemblée nationale ont été suspendus.

Les suspects poursuivis, pour la plupart étudiants ou employés du secteur privé, ne présentent pas d’antécédents judiciaires notables, à l’exception de deux d’entre eux déjà condamnés pour des faits distincts. Selon le magistrat, certains appartiendraient à des associations et trois seraient proches de la mouvance d’ultragauche. L’enquête se poursuit désormais sous l’autorité des juges d’instruction.

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