Feiza Ben Mohamed
02 Octobre 2024•Mise à jour: 02 Octobre 2024
AA / Nice / Feïza Ben Mohamed
La France "est aux côtés du Liban" et ses armées "se préparent à toutes les éventualités", a déclaré mercredi le ministre délégué auprès du ministre des Armées, Jean-Louis Thiériot, à l’Assemblée nationale.
Ce dernier, qui s’exprimait à l’occasion de la première séance de questions au gouvernement de la nouvelle législature, a rappelé que la France "condamne avec la emmené fermeté, les frappes israéliennes au Liban, qui ont provoqué un nombre inacceptable de victimes civiles, dont des dizaines de femmes et d’enfants, et les attaques du Hezbollah contre le territoire israélien, qui ont entraîné le Liban dans une guerre dont les Libanais ne veulent pas et dont ils sont les premières victimes".
Et de poursuivre : "La France exprime avec la même fermeté son opposition aux opérations terrestres israéliennes au Liban".
Le ministre délégué a, par ailleurs, souligné que "les populations civiles ne doivent jamais être des cibles" et qu’il "est temps que toutes les parties se saisissent des propositions de dialogue faites conjointement avec les États-Unis".
Il a enfin conclu son intervention en expliquant que le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot a annoncé "un plan d’aide" de "10 millions d'euros et 12 tonnes de médicaments transportés par (les) armées qui se préparent à toutes les éventualités".
Cette prise de parole intervenait alors que le président Emmanuel Macron a présidé, mardi soir, un conseil de défense et de sécurité nationale concernant la situation au Liban.
Dans un communiqué de presse publié dans la foulée, l’Elysée a indiqué que le chef de l’Etat a "exprimé la volonté de la France d’agir pour le Liban" et "demandé qu’Israël mette fin au plus vite à ses opérations militaires" jugeant "que trop de civils en sont d’ores et déjà victimes".
Emmanuel Macron a également "condamné avec la plus grande fermeté les nouvelles attaques de l’Iran contre Israël".
La présidence faisait savoir à ce propos que "la France a mobilisé ses moyens militaires au Moyen-Orient pour parer la menace iranienne" dans la soirée de mardi à mercredi.
Pour rappel, près de 200 missiles ont été tirés vers Israël par l’Iran, a annoncé, mardi soir, Tel Aviv.
De leur côté, les Gardiens de la révolution iraniens ont indiqué dans un communiqué, avoir frappé des "cibles" en Israël avec des "dizaines" de missiles, pour venger Hassan Nasrallah - le secrétaire général du Hezbollah libanais - et Ismail Haniyeh, le chef du bureau politique du Hamas.