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Les Syriens vivant dans les camps de tentes d’Idlib et d’Alep affrontent des conditions hivernales difficiles

- « Nous ne pouvons allumer le poêle qu’une ou deux heures par jour, juste pour que la tente se réchauffe un peu », a déclaré Ahmed Nasir, habitant du camp de tentes

Muhammed Karabacak  | 02.01.2026 - Mıse À Jour : 02.01.2026
Les Syriens vivant dans les camps de tentes d’Idlib et d’Alep affrontent des conditions hivernales difficiles

Damascus

AA / Idlib / Muhammed Karabacak

Dans les zones rurales d’Idlib et d’Alep, au nord de la Syrie, des centaines de milliers de personnes déplacées depuis le début du processus révolutionnaire et privées de leurs maisons, malgré la chute du régime baasiste après 61 ans, luttent pour survivre face à des conditions hivernales rigoureuses.

Les habitants dont les maisons ont été détruites par les bombardements pendant le processus révolutionnaire et qui ne peuvent retourner dans leurs villages continuent de vivre dans des camps de tentes à Idlib et dans les zones rurales d’Alep.

On estime qu’environ un million de personnes vivent dans 1 150 camps de tentes, dont 801 à Idlib et 349 à Alep.

Les revenus des personnes travaillant quotidiennement dans ces camps ne suffisent même pas à couvrir le coût du combustible et du bois de chauffage. Les familles déplacées, qui ne peuvent pas revenir dans leurs villages, tentent de se réchauffer en brûlant tout ce qu’elles trouvent autour d’elles.

Dans ces camps, le prix d’une tonne de bois atteint 210 dollars, tandis que le salaire mensuel d’un travailleur quotidien est de 272 dollars.

Ahmed Nasir, habitant d’un camp de tentes à Kelli, dans le nord d’Idlib, a déclaré à Anadolu : « Les conditions hivernales sont très difficiles. Nous souffrons énormément du froid. La tente s’est effondrée sur nous la nuit à cause de la neige. Les enfants n’ont rien eu, mais toutes nos affaires ont été mouillées. »

Il a ajouté que les conditions de vie de base étaient inexistantes : « Ici, il n’y a aucun fondement pour une vie digne. Les enfants sortent tôt le matin pour chercher du combustible. Nous ne pouvons allumer le poêle qu’une ou deux heures par jour, juste pour que la tente se réchauffe un peu. »

Alaa Yusuf, habitante d’une tente à Maarret en-Nasan, dans la campagne d’Idlib, a décrit sa situation comme « tragique ». Elle a expliqué : « J’ai sept enfants. Tous cherchent du plastique et du combustible. La nuit, notre tente s’est effondrée à cause de la neige. Aucune organisation ne nous a apporté d’aide. Nous ne pouvons pas retourner dans notre village, il est détruit. »

Elle a ajouté : « Nous n’allumons le poêle qu’une ou deux heures par jour. Dès que l’air se réchauffe un peu, nous l’éteignons. Nous n’avons pas les moyens de brûler plus. »

Fatma Um Uday, habitante du camp Kurnaz, a indiqué qu’elle ne pouvait pas retourner dans son village dont la maison a été détruite. Elle a déclaré : « Nous brûlons tout ce que nous trouvons comme tissu ou plastique pour nous chauffer. Quand nous allumons le poêle, la tente se remplit de fumée. »

Elle a précisé qu’ils devaient nettoyer la neige et l’eau toute la nuit pour éviter que la tente ne s’effondre : « Nous sortons plusieurs fois chaque nuit pour enlever la neige. Ces jours-ci sont très difficiles. Nous voulons retourner dans nos villages et reconstruire nos maisons, nous avons besoin d’aide. »

Velid Hamvi, également résident d’un camp, a déclaré : « La nuit a été très froide et neigeuse. La tente s’est effondrée sur nous. Nous traversons des nuits extrêmement froides. La tente est entourée de neige. Nous brûlons tout ce que nous trouvons. »

* Traduit du turc par Seyma Erkul Dayanc

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