Melike Pala
31 Juillet 2025•Mise à jour: 31 Juillet 2025
AA/Bruxelles/By Melike Pala
Le président de la Finlande, Alexander Stubb, s’est dit prêt jeudi à approuver la reconnaissance de la Palestine si le gouvernement soumet une proposition officielle en ce sens.
Conformément à la Constitution finlandaise, la reconnaissance d’un État relève du président, sur proposition du gouvernement. Interrogé par l’agence de presse STT, Stubb a estimé que le moment était venu pour la Finlande de trancher.
« Nous discutons de cette question difficile depuis le début du mois d’octobre 2023. Je considère désormais que la situation a évolué à un point tel que la Finlande doit faire un choix », a-t-il déclaré.
« Si le gouvernement propose de reconnaître l’État de Palestine, avec ou sans conditions, je suis prêt à l’approuver immédiatement », a-t-il ajouté.
Stubb a dit espérer que la Finlande reconnaîtra la Palestine, soulignant qu’une telle décision aurait plus d’impact si elle s’inscrivait dans un mouvement international plus large. Il a également affirmé que la reconnaissance doit viser à soutenir le processus de paix et la solution à deux États.
Bien que les Chrétiens-démocrates et le Parti des Finlandais s’opposent à cette reconnaissance, la décision finale dépendra de la soumission ou non d’une proposition gouvernementale dans les prochaines semaines.
Le président finlandais a en outre critiqué les actions d’Israël à Gaza, jugeant « inacceptable » la punition collective et les souffrances infligées aux civils.
Sur les 193 États membres de l’ONU, 148 reconnaissent actuellement l’État de Palestine, proclamé en exil en 1988 par les dirigeants palestiniens.
Ces derniers jours, plusieurs pays, dont la France, le Royaume-Uni, Malte, le Canada et le Portugal, ont annoncé leur intention de reconnaître la Palestine, tandis que l’Australie a indiqué qu’elle pourrait suivre.
L’armée israélienne mène depuis le 7 octobre 2023 une offensive meurtrière sur Gaza, ayant tué plus de 60 200 Palestiniens. Les bombardements incessants ont dévasté l’enclave et provoqué de graves pénuries alimentaires.
Lundi, les organisations israéliennes de défense des droits humains B’Tselem et Physicians for Human Rights-Israel ont accusé Israël de commettre un génocide à Gaza, évoquant la destruction systématique de la société palestinienne et le démantèlement délibéré du système de santé du territoire.
Traduit de l'anglais par Sanaa Amir