Politique, Monde

Le Premier ministre espagnol qualifie la guerre en Iran de « grave erreur »

- Sanchez estime que les alliés devraient « se dire la vérité quoi qu'il arrive » dans leurs relations avec Washington

Beyza Binnur Dönmez  | 27.03.2026 - Mıse À Jour : 27.03.2026
Le Premier ministre espagnol qualifie la guerre en Iran de « grave erreur »

Geneve

AA / Genève / Beyza Binnur Donmez

Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a qualifié la guerre en Iran de « grave erreur », appelant à une approche plus franche dans les relations avec les États-Unis, dans une interview publiée vendredi.

« Les bons alliés sont comme de bons amis. Nous nous disons la vérité quoi qu’il arrive », a déclaré Pedro Sanchez au The Wall Street Journal, expliquant son opposition à la diplomatie du président américain Donald Trump. Selon lui, il est préférable d’exprimer ouvertement les désaccords avec Washington plutôt que d’éviter la confrontation.

« À mon avis, cette guerre en Iran est une grave erreur pour le monde et donc pour les États-Unis », a-t-il ajouté.

Le chef du gouvernement espagnol a également présenté la position de Madrid, fondée sur le refus de la guerre, comme un contrepoids à ce qu’il a décrit comme une prise de décision impulsive.

« Dans un monde où les décisions sont de plus en plus dictées par l’impulsion, l’Espagne propose l’inverse : la prévisibilité », a-t-il affirmé.

Malgré les tensions et les propos critiques de Donald Trump — qui avait déclaré que « l’Espagne a été terrible » et que « nous ne voulons rien avoir à faire avec l’Espagne » après le refus de Madrid d’utiliser ses bases dans le cadre de la guerre en Iran — Pedro Sanchez a maintenu un ton mesuré dans les relations bilatérales.

Des responsables espagnols ont par ailleurs minimisé les menaces de représailles économiques de Washington, estimant que les États-Unis ne peuvent pas imposer de mesures commerciales à un seul pays du marché unique de l’Union européenne.

Pedro Sanchez a également souligné que les États-Unis exportent davantage vers l’Espagne qu’ils n’importent.

« Nous avons un désaccord temporaire, mais je pense que la relation entre les États-Unis et l’Espagne n’a jamais été aussi étroite », a-t-il conclu, ajoutant : « Les Américains aiment l’Espagne. »

*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani

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