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Le Parlement arabe condamne « avec vigueur » les récentes déclarations de Macron à l’encontre de l’Algérie

-Dans son communiqué, l’Assemblée arabe a qualifié les propos du président français d’« irresponsables et inacceptables ».

Majdi Ismail   | 20.10.2021
Le Parlement arabe condamne « avec vigueur » les récentes déclarations de Macron à l’encontre de l’Algérie

Tunis

AA/Tunis/Majdi Ismail

Le Parlement arabe a condamné « avec vigueur » les dernières déclarations du président français, Emmanuel Macron, à l'encontre de l'Algérie et de son passé révolutionnaire, les qualifiant d’ « irresponsables et inacceptables ».

Par voie de communiqué rendu public mercredi, et relayé par l’Agence de presse officielle algérienne (APS), le Parlement arabe s'est dit étonné de « ces déclarations qui renient une histoire coloniale exécrable inscrite dans la mémoire humaine ».

L’Assemblée arabe a condamné, à cet effet, « l'atteinte à l'histoire glorieuse de l'Algérie qui est considérée comme une partie honorable de l'histoire du monde arabe, au regard de ce qu'elle renferme comme legs civilisationnel riche en résistance, sacrifice et lutte, en vue d'arracher la liberté », souligne l’APS.

Le Parlement arabe a affirmé, « son soutien à l'Algérie contre toute atteinte à son identité, à son legs historique et à ses réalisations écrites par le sang de millions de martyrs », indique la même source.

L’institution parlementaire arabe a appelé en ce sens à « la nécessité de respecter les principes internationaux ancrés dans la conscience mondiale concernant le respect de la souveraineté des Etats et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures », réitérant son « appui au processus démocratique prometteur de l'Algérie, sous la direction du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune », souligne le communiqué, cité par l’APS.

Le journal « Le Monde », avait rapporté les propos du président français dans lesquels il conteste l'existence d'une nation algérienne avant la colonisation française du pays en 1830.

Le locataire de l’Elysée avait prétendu qu’il « y avait une colonisation avant la colonisation française » de l’Algérie, allusion faite à la présence ottomane dans le pays entre 1514 et 1830.

« Moi, je suis fasciné de voir la capacité qu’a la Turquie à faire totalement oublier le rôle qu’elle a joué en Algérie et la domination qu’elle a exercée. Et d’expliquer qu’on est les seuls colonisateurs, c’est génial. Les Algériens y croient », avait déclaré Macron.

Alger avait dénoncé les déclarations de Macron, à son encontre, les considérant comme étant « une atteinte inacceptable à la mémoire de plus de 5 millions de résistants tués par la France coloniale ».

Les autorités algériennes ont répondu par la sanction en interdisant le survol de l’espace aérien algérien par l’aviation militaire française, engagée notamment au sein de Barkhane, une décision prise dans la foulée du rappel par Alger de son ambassadeur à Paris « pour consultations ».

Depuis un certain temps, les relations politiques et diplomatiques entre l'Algérie et la France traversent une étape alternant tension et froid, et marquées par une hémorragie économique des entreprises françaises qui ont quitté le pays après le refus des autorités algériennes de renouveler leurs contrats.

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