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Le pape appelle à la fin des violences et au respect de la souveraineté après la capture de Maduro par les États-Unis

- À l’Angélus, le pontife appelle au respect de l’État de droit et des droits humains face à l’escalade de la crise

04.01.2026 - Mıse À Jour : 05.01.2026
Le pape appelle à la fin des violences et au respect de la souveraineté après la capture de Maduro par les États-Unis


AA / Genève / Beyza Binnur Donmez

Le pape Léon XIV a appelé dimanche à la paix, au respect de la souveraineté et à la protection des droits humains et civils au Venezuela, au lendemain des frappes américaines dans le pays et de l’arrestation du président Nicolas Maduro et de son épouse par les forces américaines.

S’exprimant lors de la prière de l’Angélus, à la mi-journée sur la place Saint-Pierre, le souverain pontife a fait part de sa préoccupation face aux récents développements. « Le bien du peuple vénézuélien bien-aimé doit prévaloir sur toute autre considération et nous conduire à dépasser la violence pour emprunter des chemins de justice et de paix, en sauvegardant la souveraineté du pays et en garantissant l’État de droit consacré par la Constitution », a-t-il déclaré, selon Vatican News.

Le pape a également exhorté à « respecter les droits humains et civils de chaque personne et de tous, et à œuvrer ensemble à la construction d’un avenir serein de collaboration, de stabilité et de concorde, avec une attention particulière aux plus pauvres, qui souffrent en raison de la difficile situation économique ».

Il a conclu son appel en invitant à placer sa confiance dans le divin : « Continuons à avoir foi dans le Dieu de la paix », appelant aussi à la solidarité avec les peuples éprouvés par les guerres.

Toujours selon Vatican News, la Conférence épiscopale vénézuélienne a publié dimanche un communiqué exprimant sa solidarité avec la population et rejetant toute forme de violence. Les évêques ont appelé les Vénézuéliens à persévérer dans la prière et l’unité, exhortant à ce que toutes les décisions soient prises « pour le bien de notre peuple ».

Caracas a affirmé tôt samedi que les États-Unis avaient attaqué des installations civiles et militaires dans plusieurs États du pays, avant de décréter l’état d’urgence national. Le président américain Donald Trump a ensuite confirmé des frappes « de grande ampleur », ajoutant que Nicolas Maduro et son épouse avaient été capturés et transférés hors du pays. Il a déclaré que les États-Unis « administreraient » le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition « sûre » soit assurée, et qu’ils s’emploieraient à réparer une infrastructure pétrolière qu’il a qualifiée de « brisée ».

Ces attaques interviennent après plusieurs mois de pressions croissantes de Washington sur Nicolas Maduro, accusé par les États-Unis d’être impliqué dans le narcotrafic. Le dirigeant vénézuélien a rejeté ces accusations et s’était dit prêt à engager des discussions.

*Traduit de l'anglais par Ben Amed Azize Zougmore


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