Donald Trump avertit Delcy Rodriguez : « Elle paiera plus cher que Maduro »
- Dans une interview au magazine The Atlantic, le président américain a menacé la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, estimant qu’elle subirait des conséquences plus sévères que son prédécesseur si elle ne « fait pas ce qu’il faut »
Istanbul
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Dans une interview accordée au magazine américain The Atlantic, le président américain Donald Trump a averti dimanche la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, qu’elle « paiera plus cher que Maduro » si elle « ne fait pas ce qu’il faut ».
Joignant Rodriguez et le pays à ses critiques, Trump a souligné que « reconstruire le pays n’est pas une mauvaise chose » mais a qualifié le Venezuela de « faillite » et de « catastrophe dans tous les domaines ». Ces propos interviennent quelques jours après l’opération militaire américaine ayant conduit à la capture de Nicolas Maduro et de son épouse, un événement qui a profondément secoué le paysage politique vénézuélien.
Dans un arrêt rendu samedi, la Cour suprême de justice du Venezuela a ordonné à la vice-présidente exécutive Delcy Rodríguez d’assumer « immédiatement » les fonctions de présidente par intérim, après la capture du président Nicolás Maduro par les États-Unis et son transfert à New York.
Pour rappel des faits, Caracas a affirmé samedi à l’aube que les États-Unis avaient frappé des installations civiles et militaires dans plusieurs États du pays, avant de décréter l’état d’urgence national. Le président américain Donald Trump a confirmé une opération « de grande ampleur », indiquant que Nicolas Maduro et son épouse avaient été capturés et transférés hors du pays. Il a ensuite déclaré que les États-Unis « administreraient » le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition « sûre » soit assurée, et qu’ils réhabiliteraient une infrastructure pétrolière qu’il a qualifiée de « brisée ».
Le couple a été transféré dans un centre de détention à New York et doit comparaître devant la justice dans le cadre d’accusations liées au narcotrafic. Les frappes interviennent après plusieurs mois de pressions accrues de Washington sur Nicolas Maduro, accusé par les États-Unis d’être impliqué dans le trafic de drogue. Le dirigeant vénézuélien a rejeté ces accusations et s’était dit prêt à engager des discussions.
