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Le chef d’état-major de l’armée estime que la France doit être « prête à un choc dans trois, quatre ans » avec la Russie

- Le général Fabien Mandon s’est exprimé mercredi face aux députés de la commission de la Défense de l’Assemblée Nationale

Feiza Ben Mohamed  | 22.10.2025 - Mıse À Jour : 22.10.2025
Le chef d’état-major de l’armée estime que la France doit être « prête à un choc dans trois, quatre ans » avec la Russie

Provence-Alpes-Cote d Azur

AA/Nice/Feïza Ben Mohamed

Le chef d’Etat-major des Armées, Fabien Mandon, estime que la France doit être « prête à un choc dans trois, quatre ans », pour faire face à la Russie.

Le général, qui s’exprimait mercredi face à la commission de la Défense de l’Assemblée et a évoqué la possibilité que la Russie puisse « être tentée de poursuivre la guerre » sur le continent européen.

« Le premier objectif que j'ai donné aux armées, c'est de se tenir prêtes à un choc dans trois, quatre ans qui serait une forme de test - peut-être le test existe déjà sous des formes hybrides - mais peut-être plus violent » a-t-il déclaré face aux députés qui l’auditionnaient.

Pointant une « désinhibition du recours à la force » par Moscou, le militaire français estime que la Russie a « une perception d’une Europe collectivement faible ».

« La Russie ne peut pas nous faire peur si on a envie de se défendre », a-t-il assuré, plaidant pour une augmentation du budget militaire de la France, qu’il juge « fondamentale, déjà dans les perceptions ».

Ces déclarations interviennent alors que le 24 février 2022, la Russie a envahi son voisin ukrainien, affirmant vouloir « démilitariser et dénazifier » l’Ukraine, tout en dénonçant l’expansion de l’OTAN à ses frontières. Moscou justifie également son offensive par la nécessité de protéger les populations russophones du Donbass.

Le 30 septembre de la même année, le président russe, Vladimir Poutine, a formalisé l’annexion de quatre territoires de l’est et du sud de l’Ukraine — Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson — où les combats se poursuivent encore à ce jour.

En réaction, les alliés de l’Ukraine — États-Unis, Union européenne, Royaume-Uni et Canada — ont imposé une série de sanctions économiques sans précédent contre la Russie, visant ses banques, ses exportations d’énergie, ses élites politiques et ses entreprises stratégiques. La dernière en date est la décision de l’Union européenne d’interdire totalement les importations de gaz naturel russe d’ici à la fin de 2027, intégrée dans le 19ᵉ paquet de sanctions.

Parallèlement, plusieurs tentatives diplomatiques ont été engagées pour mettre fin au conflit. Récemment, une rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine est attendue en Hongrie, faisant suite à une première entrevue entre les deux hommes en Alaska. Même si cela ne devrait finalement pas se tenir dans l'immédiat, selon les dernières informations émanant de la Maison Blanche, cette initiative s’inscrit dans la volonté du président Trump de mettre fin au conflit en Ukraine, objectif qu’il place après avoir œuvré à l’instauration d’un cessez-le-feu au Moyen-Orient.


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