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01 Mars 2021•Mise à jour: 01 Mars 2021
AA / Montréal / Hatem Kattou
Ottawa s’est dit « profondément préoccupé et condamne sans équivoque » le recours à la force par l’armée du Myanmar contre les manifestants pacifiques, a souligné, dimanche, la diplomatie canadienne.
C’est ce qui ressort d’un communiqué mis en ligne par le ministère canadien des Affaires étrangères sur son site électronique.
« Le Canada est profondément préoccupé et condamne sans équivoque l'usage récent de la force par l'armée du Myanmar contre des manifestants pacifiques, et exige que le Tatmadaw cesse immédiatement de recourir à la violence contre son propre peuple », souligne le communiqué.
Tatmadaw est le nom officiel des Forces armées du Myanmar.
« Vendredi, à l'Assemblée générale des Nations Unies, la communauté internationale a condamné les actions du Tatmadaw et a demandé instamment le rétablissement de la démocratie au Myanmar », poursuit le communiqué.
Le ministère a déploré le fait qu’en « réponse aux manifestations civiles pacifiques qui ont eu lieu dans tout le pays et qui réclamaient le rétablissement de la démocratie, le Tatmadaw a utilisé une violence épouvantable, y compris une force mortelle, contre son propre peuple ».
« Aucun régime qui aurait recours à la force pour réprimer la volonté exprimée démocratiquement de son peuple ne peut être légitime et nous demandons à la communauté internationale de s'unir pour condamner ces actes de violence », insiste le texte.
« Les responsables de cette violence devront rendre des comptes, et le Canada envisagera des mesures supplémentaires en conséquence. Nous sommes aux côtés du peuple du Myanmar», conclut la déclaration de la diplomatie canadienne.
Le bilan de la répression des manifestations populaires contre le coup d'Etat au Myanmar, s’est alourdi, dimanche à 18 morts et à des dizaines de blessés.
Le 1er février à l'aube, des commandants de l'armée du Myanmar ont perpétré un coup d'Etat militaire et procédé à l'arrestation de hauts responsables du pays, dont le président, Win Myint, et la présidente du Conseil d’Etat, Aung San Suu Kyi.
A la suite du putsch, des manifestations populaires ont eu lieu dans tout le pays et la loi martiale a été décrétée dans plusieurs régions, dont la capitale Yangon et Mandalay, deuxième ville du pays.