AA/Ottawa/ Seyit Aydoğan
Abdallah Kurdi, le père du petit Aylan, dont la photo tragique a suscité une vague d’émotion dans le monde entier, a refusé la nationalité canadienne, selon le ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration.
Chris Alexander, le ministre canadien de l’Immigration et de la Citoyenneté, a, en effet, indiqué que son département a proposé la nationalité au père du petit garçon, après la mort de sa femme et de ses deux enfants, mais que celui-ci l'a refusée.
Le responsable canadien a affirmé avoir suspendu sa campagne électorale, pour se consacrer, à ses dires, à la crise des réfugiés.
Mais la sœur d’Abdallah Kurdi, résidant dans la ville canadienne de Vancouver, a déclaré à la presse que son frère avait déposé une demande d’asile, pour lui, et sa famille, au Canada, mais avait essuyé le refus des autorités, en juin dernier.
« Nous ne devons pas attendre qu’une tragédie survienne pour nous mobiliser. Si le Canada avait ouvert ses portes aux réfugiés syriens, ces enfants seraient encore en vie» déclare, de son côté, Loly Rico, la présidente du Conseil canadien pour les réfugiés.
Quant à Thomas Mulcair, le leader du Nouveau parti démocratique (NDP, gauche), il a promis d’accueillir dix mille réfugiés, en cas de victoire aux élections.
Le ministère canadien de la Citoyenneté et de l'Immigration affirme que le pays a accueilli 22 000 Irakiens et 2300 Syriens, affichant l’objectif de parvenir à accueillir 23 000 Irakiens et 11 300 Syriens.