La Russie dément toute frappe de missile sur Kharkiv et attribue l'explosion à un dépôt de munitions
- Moscou indique que l'explosion a été causée par des munitions ukrainiennes stockées dans un centre commercial
Istanbul
AA / Istanbul / Alperen Aktas
La Russie a démenti, vendredi, avoir mené une frappe de missiles sur la ville ukrainienne de Kharkiv, affirmant au contraire qu'une explosion, qui aurait fait au moins 30 blessés, a été causée par la détonation de munitions ukrainiennes.
« Les informations concernant la frappe présumée sur la ville de Kharkiv par les forces armées de la Fédération de Russie le 2 janvier sont fausses », a déclaré le ministère russe de la Défense dans un communiqué publié vendredi.
Le ministère a affirmé que ses forces « n'ont pas planifié ni mené de frappes utilisant des missiles ou des moyens de frappe aérienne sur la ville de Kharkiv ».
S'appuyant sur des images vidéo de témoins oculaires, Moscou a soutenu que l'épicentre de l'explosion était le centre commercial « Persona », situé dans la rue Olesya Gonchara. Le communiqué souligne que de la fumée était visible dans le bâtiment avant l'explosion, indiquant la « détonation de munitions stockées à cet endroit par les forces armées ukrainiennes ».
Ce démenti contredit les rapports antérieurs des responsables ukrainiens, qui ont déclaré que deux missiles balistiques russes Iskander avaient frappé un immeuble résidentiel de cinq étages dans la ville vendredi après-midi.
« La frappe a touché un immeuble résidentiel à plusieurs étages dans le district de Kyivskyi. Selon les informations préliminaires, il y a des victimes et des dégâts significatifs », a déclaré le maire de Kharkiv, Igor Terekhov, sur Telegram.
« À cet instant, il y a 30 personnes blessées », a ajouté Terekhov dans une mise à jour ultérieure.
Oleh Synyehubov, chef de l'administration d'État régionale de Kharkiv, a déclaré que l'attaque avait laissé le bâtiment du centre-ville « complètement détruit ».
Ruslan Vragov, directeur général de l'hôpital clinique régional de Kharkiv, a indiqué que cinq des blessés sont dans un état modéré, tandis qu'une femme reste dans un état grave.
Selon le conseil municipal, le bombardement a causé des dommages importants aux infrastructures, détruisant un centre commercial et endommageant un hôpital où plus de 100 fenêtres ont été brisées.
Les réseaux de chauffage et d'électricité ont également été touchés, engendrant la suspension temporaire des services de trolleybus et de tramway dans les rues Sumska et Myronosytska.
Les services d'urgence, y compris les forces de l'ordre et le personnel médical, mènent des opérations de recherche et de sauvetage sur le site, où un incendie s'est déclaré, et les façades des structures voisines ont été endommagées.
Kharkiv, située à environ 30 kilomètres de la frontière russe, reste une cible fréquente d'attaques aériennes dans le cadre de la guerre en cours depuis près de quatre ans.
La vérification indépendante des affirmations faites par les deux parties reste difficile en raison du conflit en cours.
* Traduit de l'anglais par Mariem Njeh
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