La Norvège est prête à reconnaître la Palestine en tant qu'État et membre à part entière de l'ONU
- "La question est de savoir à quel moment et dans quel cadre (reconnaître la Palestine), afin de soutenir le processus de paix dans la région", affirme le Premier ministre Jonas Gahr Støre
Spain
AA / Oviedo / Alyssa McMurtry
Le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre a annoncé, vendredi, que son pays était "prêt" à reconnaître l'État de Palestine ainsi que sa place "appropriée" au sein des Nations unies.
Cette annonce a été faite à l'issue d'une rencontre avec son homologue espagnol Pedro Sanchez, qui a entamé vendredi une tournée européenne visant à convaincre davantage de pays de reconnaître un État palestinien indépendant.
"La question est de savoir à quel moment et dans quel cadre (reconnaître la Palestine) afin de soutenir le processus de paix dans la région. Et ce que cette réunion d'aujourd'hui a clairement montré, c'est que nous restons très étroitement coordonnés entre Madrid et Oslo", a déclaré Jonas Gahr Støre lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue espagnol.
Pedro Sanchez a indiqué la volonté de l'Espagne de reconnaître la Palestine "le plus tôt possible", en faisant de cette démarche un moyen de donner un élan au processus de paix définitif.
Les dirigeants ont souligné l'importance historique de l'Espagne et de la Norvège en tant que médiateurs. La conférence de Madrid de 1991 a déclenché des négociations qui ont finalement abouti à la signature de l'accord d'Oslo en 1993.
Jonas Gahr Støre a précisé que la reconnaissance de la Palestine ferait l'objet d'un "engagement actif" avec l'Espagne dans les semaines à venir ainsi que son soutien à une "Palestine démocratique" dans laquelle la bande de Gaza et la Cisjordanie seraient gérées par l'Autorité palestinienne.
Par ailleurs, Pedro Sanchez a déclaré que la reconnaissance de la Palestine bénéficie d'un "élan évident" en raison de la situation à Gaza, évoquant le débat à venir aux Nations unies sur la possibilité de faire de cette nation un État membre à part entière.
La Norvège et l'Espagne ont également condamné la situation humanitaire à Gaza, appelant à un cessez-le-feu immédiat et demandant à Israël de permettre à l'aide humanitaire d'atteindre la population assiégée.
"Mais en plus de cela, nous devons parvenir à une solution politique qui apporte une fois pour toutes la paix et la justice dans la région, et nous sommes tous d'accord pour dire que seule une solution à deux États mettra fin au conflit", a expliqué Pedro Sanchez.
"Il est temps de passer des paroles aux actes", a-t-il déclaré, appelant la communauté internationale à agir de toute urgence pour aider à mettre fin au conflit. Trop de gens sont morts", a-t-il regretté.
Pedro Sanchez a également souligné qu'Oslo et Madrid sont des "rappels puissants" de la possibilité de paix et a appelé à la tenue d'une conférence internationale sur la paix "le plus tôt possible".
Plus tard ce vendredi, Pedro Sanchez se rendra en Irlande, où il sera le premier dirigeant étranger à rencontrer le nouveau Premier ministre irlandais, Simon Harris.
L'Irlande s'est déjà engagée à reconnaître la Palestine et les deux dirigeants discuteront plus en détail de la question.
Lundi, Pedro Sanchez recevra à Madrid le nouveau Premier ministre portugais, Luis Montenegro, pour tenter de le convaincre de suivre la même voie.
La tournée du Premier ministre espagnol le conduira ensuite en Slovénie et en Belgique pour d'autres réunions bilatérales sur la Palestine.
Au début du mois, Pedro Sanchez s'est également rendu en Jordanie, en Arabie saoudite et au Qatar pour discuter de la situation en Palestine et en Israël.
* Traduit de l’anglais par Alex Sinhan Bogmis
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