La Jordanie condamne la loi israélienne imposant la peine de mort aux prisonniers palestiniens
- Le ministère des Affaires étrangères affirme que la mesure viole le droit international, la qualifiant de « raciste, discriminatoire et illégitime »
AA / Istanbul / Tarek Chouiref
La Jordanie a condamné, lundi, une loi israélienne imposant la peine de mort aux prisonniers palestiniens, affirmant que cette mesure viole le droit international et le droit international humanitaire.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, l'ambassadeur Fouad Majali, a déclaré que la Jordanie rejette cette législation, la décrivant comme une loi « raciste, discriminatoire et illégitime ».
Il a souligné que cette mesure viole les principes juridiques internationaux qui interdisent à une puissance occupante d'imposer son autorité sur un territoire occupé par le biais d'une législation unilatérale.
Majali a indiqué que cette loi s'inscrit dans le cadre d'une politique israélienne systématique ciblant le peuple palestinien et ses droits inaliénables, y compris le droit à l'autodétermination et à l'établissement d'un État palestinien indépendant sur le territoire palestinien, conformément à la solution à deux États.
Il a exhorté la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour empêcher Israël d'appliquer cette loi et pour mettre fin à ce qu'il a qualifié de législation israélienne illégale et de mesures unilatérales ciblant le peuple palestinien et sa présence sur ses terres.
Plus tôt dans la journée de lundi, la Knesset israélienne a approuvé la loi en deuxième et troisième lectures par 62 voix contre 48, selon les médias israéliens.
La législation autorise les tribunaux israéliens à prononcer la peine de mort à l'encontre des prisonniers palestiniens. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a voté en faveur de la loi.
* Traduit de l'anglais par Mariem Njeh
