La « Flottille mondiale Sumud » partira d’Espagne dimanche pour Gaza afin de défier le blocus israélien
- Le Comité international pour la levée du blocus décrit la flottille comme une protestation mondiale contre “le siège et le génocide” à Gaza, accusant les institutions internationales de “faillite et complicité”.

Istanbul
AA/Istanbul/Mohammed Al Ragawi/ Tarek Chouiref
Le Comité international pour la levée du blocus de Gaza a annoncé samedi que la « Flottille mondiale Sumud » entamera son voyage dimanche depuis Barcelone, suivie d’un second départ jeudi depuis la Tunisie, afin de défier le blocus imposé par Israël à l’enclave palestinienne.
Dans un communiqué, le comité a présenté la flottille comme une mobilisation mondiale contre « le siège et le génocide » à Gaza, accusant les institutions internationales de « faillite et de complicité ».
Il a souligné que le convoi « n’est pas seulement composé de bateaux symboliques transportant de l’aide, mais constitue un message humanitaire puissant » reflétant la détermination internationale à mettre fin au siège. « Chaque navire porte un cri d’espoir pour Gaza et une voix mondiale exigeant la levée immédiate du blocus et de l’injustice », a ajouté le communiqué.
La Flottille mondiale Sumud réunit quatre initiatives : la Flottille du Maghreb Sumud, le Mouvement mondial pour Gaza, la Coalition de la Flottille de la liberté et Sumud Nusantara.
Les organisateurs rappellent que cette initiative s’inscrit dans la continuité des tentatives précédentes pour briser le blocus, notamment le navire turc Mavi Marmara en 2010, ainsi que les missions menées cette année par les bateaux Al-Dhamir, Madleen et Handala.
Le 26 juillet, les forces navales israéliennes avaient intercepté le navire d’aide Handala alors qu’il approchait des côtes de Gaza et l’avaient escorté vers le port d’Ashdod. Selon le comité, le bateau avait atteint environ 70 milles nautiques de Gaza, dépassant la distance parcourue par le Madleen, stoppé à 110 milles.
Depuis octobre 2023, Israël a tué près de 63 400 Palestiniens dans la bande de Gaza. La campagne militaire a ravagé l’enclave, désormais menacée par la famine.
En novembre dernier, la Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis à Gaza.
Israël fait également l’objet d’une procédure devant la Cour internationale de Justice, accusé de génocide dans sa guerre contre l’enclave palestinienne.
*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir