1 23
21 Novembre 2017•Mise à jour: 22 Novembre 2017
AA/ Naypyidaw
La présidente du gouvernement du Myanmar, Aung San Suu Kyi, a ignoré lundi les discussions sur la crise des Rohingyas lors de son discours d'ouverture de la réunion des ministres des Affaires étrangères Asie-Europe (ASEM), selon un journal bangladais.
Le journal bangladais "Dhaka Tribune" (privé), a indiqué sur son site internet, que dans son discours dans la capitale du Myanmar, Naypyidaw, Suu Kyi n'a pas directement abordé le sujet du nombre croissant de réfugiés Rohingyas.
Elle a souligné que les citoyens du Myanmar considéraient les Rohingya comme des “immigrants illégaux et qu'ils étaient à l’origine d'actes terroristes”.
"Le monde est actuellement confronté à une nouvelle période d'instabilité et de conflits sur l'immigration clandestine qui favorise la propagation du terrorisme", a déclaré Suu Kyi.
Ces déclarations de la leader du Myanmar interviennent après les critiques qui ont suivi la campagne militaire contre la minorité musulmane de Rohingya dans la province Arakan (Rakhine / Ouest). Une campagne militaire qui a fait des milliers de morts et environ 826 000 déplacés qui ont trouvé refuge au Bangladesh, selon les Nations Unies.
La treizième réunion des ministres des affaires étrangères (ASEM) s’achèvera mardi, en présence des ministres des affaires étrangères et des représentants de 51 pays asiatiques et européens, réunis pendant deux jours pour discuter de questions politiques et économiques d'intérêt commun .
Depuis le 25 août dernier, l'armée du Myanmar et les milices bouddhistes ont commis des crimes, des attaques et des massacres d’une grande brutalité contre la minorité musulmane de Rohingya à Arakan.
Le gouvernement du Myanmar considère les musulmans Rohingyas comme des “immigrants illégaux” venus du Bangladesh, alors que les Nations Unies les classent comme la “minorité la plus opprimée du monde”.