L’UE exhorte Washington à annuler l’interdiction de visas pour les responsables palestiniens
- L’UE divisée sur les prochaines mesures concernant les sanctions contre Israël, mais unanime pour demander aux États-Unis de revenir sur l’interdiction de visas pour les Palestiniens

Greater London
AA/Londres/ Aysu Bicer
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a appelé les États-Unis à revenir sur leur décision d’interdire l’entrée de responsables palestiniens, invoquant le droit international et les principes fondateurs de l’ONU.
S’exprimant samedi lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion informelle des ministres européens des Affaires étrangères à Copenhague, la capitale danoise, elle a mis en garde contre la désignation de la ville de Gaza comme zone de combat, estimant qu’une telle mesure risquait d’aggraver la crise humanitaire.
Elle a également critiqué la décision américaine de révoquer les visas de responsables de l’Autorité palestinienne, dont le président Mahmoud Abbas, les empêchant ainsi d’assister à l’Assemblée générale de l’ONU.
« Nous appelons tous à ce que cette décision soit reconsidérée à la lumière du droit international et de la structure des Nations unies. C’est l’accord auquel nous sommes parvenus sur ce sujet », a-t-elle expliqué.
Concernant Gaza, Kallas a affirmé que la déclaration de la ville comme zone de combat ne ferait qu’aggraver la crise. « Si une solution militaire était possible, la guerre serait déjà terminée. Gaza a besoin de moins de guerre, pas de plus de guerre », a-t-elle insisté.
À propos de la Cisjordanie, elle a condamné l’accélération de la colonisation par Israël, la qualifiant « d’illégale et sapant la solution à deux États ».
Elle a souligné que les mesures prises par les États membres de l’UE visaient le gouvernement israélien et non l'Israël en tant que pays. « C’est une distinction importante : il ne s’agit pas d’Israël, mais des actions de son gouvernement, incluant les sanctions contre des ministres et la suspension des exportations d’armes », a-t-elle précisé.
Reconnaissant des divergences entre États membres sur la manière de faire pression sur le gouvernement israélien, elle a assuré que des discussions restaient ouvertes.
« Nous avons présenté un document d’options, mais le problème est que tous les États membres ne l’approuvent pas », a-t-elle ajouté, tout en notant qu’« une large majorité a apporté de nouvelles idées » sur les prochaines étapes possibles.
*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir
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