AA/Washington/ Atheer Kakan
Les divisions s'accentuent, au sein du pouvoir, aux Etats-Unis, au sujet de l’évaluation de la situation de l’EIIL en Irak et en Syrie, en particulier après la chute de la ville irakienne de Ramadi et de la cité historique syrienne de Palmyre entre les mains de l’organisation.
Le président de la Chambre des représentants, John Boehner a déclaré, jeudi : « Nous perdons des territoires au profit de l’EIIL en Irak et, franchement, en Syrie aussi. Et je ne pense pas que cela a surpris quiconque ».
Le député républicain de l’Etat d’Ohio a ajouté : « Nous avons travaillé sans stratégie globale pour faire face à cette menace terroriste, et d’ici à ce que nous parvenons à définir une stratégie globale, qui intégrera aussi nos alliés, nous allons voir ce problème grandir plus vite que notre capacité à le ralentir ».
L’ancien directeur de la CIA et ex-chef de la United States Central Command, le général David Petraeus, avait affirmé à ce sujet, dans un entretien télévisé, diffusé par la chaîne américaine PBS : « si vous ne sortez pas victorieux de ces batailles, vous perdrez probablement. Car le temps ne joue pas en votre faveur ».
Les propos de Petraeus ont suscité cette réaction du leader des Démocrates à la Chambre des représentants : « le général Petraeus était chargé de la formation des forces irakiennes. Je me souviens l'avoir entendu dire qu’il avait formé 175 000 soldats irakiens. Or je pense que ce nombre est beaucoup moins important que ce que l’on nous a dit ».