Ayhan Şimşek
04 Septembre 2022•Mise à jour: 04 Septembre 2022
AA / Berlin
Israël est "extrêmement préoccupé" par un éventuel accord nucléaire entre les puissances mondiales et l'Iran, a déclaré, dimanche, le président israélien Isaac Herzog.
Aux côtés du président allemand Frank Walter Steinmeier à Berlin, Isaac Herzog a déclaré qu'ils suivaient de près les discussions en cours pour relancer l'accord sur le nucléaire de 2015.
"Nous sommes extrêmement préoccupés par un éventuel accord car nous sommes inquiets du manque de sincérité, d'honnêteté et de respect des règles mondiales dont fait preuve le régime iranien", a-t-il déclaré.
Herzog a accusé l'Iran de ne pas respecter les règles internationales, et a déclaré que Téhéran a ouvertement appelé à l'éradication et à l'anéantissement d'Israël.
"Pourquoi, alors, le monde devrait-il faire confiance à l'Iran quant à ses intentions ?" a-t-il déclaré, ajoutant qu'il avait soulevé la question aujourd'hui lors de ses entretiens avec Steinmeier et lui avait fait part des préoccupations d'Israël.
Israël accuse l'Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, ce que nie Téhéran, qui affirme que son programme est conçu à des fins pacifiques.
Des pourparlers indirects entre les États-Unis et les diplomates iraniens, sous la médiation de l'UE, se sont conclus à Vienne le mois dernier par un accord sur un projet de texte visant à relancer l'accord nucléaire de 2015.
Téhéran a déposé sa réponse au projet d'accord élaboré par l'UE le 15 août, une semaine après la fin des pourparlers à Vienne. L'administration Biden a répondu aux observations de l'Iran par l'intermédiaire du coordinateur de l'UE.
Le chef de la politique étrangère de l'UE, Josep Borrell, a déclaré la semaine dernière qu'une solution était à portée de main.
"J'espère que nous n'allons pas perdre cet élan dans les prochains jours et que nous pourrons conclure l'accord", a-t-il déclaré aux journalistes à Prague, après une réunion informelle des ministres des affaires étrangères de l'UE.
L'accord sur le nucléaire conclu en 2015 - officiellement baptisé "plan d'action global conjoint" (PAGC) - a été signé par l'Iran, les États-Unis, la Chine, la Russie, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Union européenne.
L'ancien président américain Donald Trump a retiré unilatéralement les États-Unis de l'accord en 2018 et a réimposé des sanctions à l’Iran, de manière à mener une "campagne de pression maximale" sur Téhéran.
L'Iran a riposté en se désengageant de ses obligations liées aux activités nucléaires en vertu de l'accord. Téhéran a depuis dépassé les seuils d'enrichissement de l'uranium, ainsi que la quantité qu'il est autorisé à posséder en vertu dudit PAGC.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj