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04 Septembre 2022•Mise à jour: 04 Septembre 2022
AA / Beyrouth / Naim Barjaoui
Un convoi naval libanais, composé de dizaines de bateaux et d’embarcations a quitté, dimanche, le littoral nord du pays en direction de la zone de Naqoura, située à proximité des frontières maritimes sud avec Israël, pour défendre la richesse pétrolière du pays.
Quelques 40 bateaux ont pris la direction du Sud depuis le littoral nord du pays, dans le cadre de la Campagne nationale de défense de la richesse maritime du Liban, sous le slogan « Le pétrole du Liban appartient au Liban », et ce sur fond du différend maritime frontalier qui oppose Beyrouth à Tel-Aviv, a rapporté l'Agence nationale d’Information libanaise (ANI, officiel).
Le Liban et Israël se disputent une zone maritime riche en pétrole et en gaz en Méditerranée méridionale, dont la superficie avoisine les 860 km². Les États-Unis d'Amérique jouent le rôle de médiateur à travers des négociations indirectes en vue de résoudre le conflit et de délimiter les frontières.
Les bateaux ont démarré du port de la ville de Tripoli (nord) et d'autres embarcations se sont ralliées au convoi à partir d'autres ports du pays, essentiellement ceux de la capitale Beyrouth et des villes de Sidon et de Tyr (sud) avant d'arriver à la région frontalière de Naqoura.
L'ANI a indiqué que l'armée a accompagné le départ des bateaux qui affichaient des banderoles sur lesquelles il était écrit : « Pas de négligence du droit du Liban aux frontières au pétrole et au gaz » et « Pas de chantage, pas de concession, notre richesse marine nous appartient ».
Dans une déclaration faite à l'Agence Anadolu, Mahmoud Jerkes, un des organisateurs de ce mouvement, a souligné que « l'objectif consiste à protéger notre richesse marine et à dire à l'ennemi israélien que personne ne pourra voler nos richesses ».
A son tour, Bassem Hammoud, responsable du Bureau politique de la Jamaa Islamiya dans le sud du Liban a annoncé « le soutien de l'Etat et de tous les efforts pour préserver la richesse pétrolière libanaise face aux tentatives de confiscation et de vol par l'ennemi ».
Au début du mois de juin, Israël a engagé des navires dédiés à l'extraction du gaz du champ de Karich situé à proximité des frontières avec le Liban, ce qui avait suscité l'opposition du gouvernement libanais dans la mesure où la région en question fait toujours l'objet de contestation.
Quelques jours plus tard, le Secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a mis en garde contre l'enclenchement d'une guerre au cas où Le Liban n'obtiendrait pas son droit au gaz dans cette zone maritime, menaçant que son organisation est capable « d'empêcher » Israël d'extraire le gaz.
*Traduit de l'Arabe par Hatem Kattou