Monde

Iran : le chef de la police affirme que le calme est revenu après une semaine de troubles

- « La nuit de jeudi a été la plus calme depuis le début des troubles, aucun rassemblement n’a été signalé à l’échelle nationale », déclare le chef de la police

Lina Altawell  | 16.01.2026 - Mıse À Jour : 16.01.2026
Iran : le chef de la police affirme que le calme est revenu après une semaine de troubles

Istanbul

AA / Istanbul / Lina Altawell

Le chef de la police iranienne a assuré que le calme était revenu dans l’ensemble du pays après plusieurs jours de tensions. Il a qualifié la nuit de jeudi de « la plus calme depuis le début des troubles », tout en rejetant les nouveaux appels à manifester lancés depuis l’étranger, a rapporté Press TV.

Le général de brigade Ahmadreza Radan a indiqué qu’« aucun rassemblement n’a été signalé à l’échelle nationale, malgré les appels à des émeutes jeudi soir », ajoutant que le calme avait été rétabli dans la nuit après une semaine de troubles.

« Par la grâce de Dieu et grâce à la présence consciente du peuple, le dernier clou a été planté dans le cercueil du terrorisme », a-t-il déclaré.

De leur côté, les autorités affirment que « les premières manifestations liées aux conditions économiques se sont transformées en émeutes violentes », avec des attaques visant des biens publics ainsi que les forces de sécurité.

Par ailleurs, les autorités iraniennes ont annoncé plusieurs arrestations en lien avec les troubles dans différentes provinces, notamment Fars, Kerman, Hormozgan et Golestan, précisant que des armes, des explosifs et des munitions de type militaire avaient été saisis lors d’opérations guidées par les services de renseignement.

Dans ce contexte, des responsables de la défense et de la sécurité ont accusé les États-Unis et Israël de soutenir et de financer les violences, des accusations rejetées par Washington et Tel-Aviv.

Les manifestations antigouvernementales ont débuté le 28 décembre dans la capitale Téhéran, lorsque des commerçants, marchands et petits entrepreneurs ont lancé des grèves et des rassemblements pour dénoncer la flambée de l’inflation, l’effondrement du rial et la détérioration des conditions économiques.

Un groupe de défense des droits humains basé aux États-Unis a indiqué qu’au moins 2 677 personnes avaient été tuées lors des manifestations, et que près de 19 100 autres avaient été arrêtées, tandis que les autorités iraniennes n’ont pas encore publié de bilan officiel.

Depuis, les rassemblements se sont étendus à plusieurs villes et se sont transformés en expressions antigouvernementales de mécontentement, impliquant notamment des travailleurs, des étudiants et d’autres groupes.

Enfin, des responsables du gouvernement iranien ont une nouvelle fois accusé les États-Unis et Israël de soutenir ce qu’ils ont décrit comme des « émeutes » et du « terrorisme ».

* Traduit de l'anglais par Adama Bamba

Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.
A Lire Aussi
Bu haberi paylaşın