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Griffiths regrette la poursuite sans relâche de la guerre au Yémen

-Selon un communiqué de l'Envoyé spécial des Nations Unies pour le Yémen, publié à l'issue d'une série de pourparlers en Arabie saoudite et au Sultanat d’Oman.

1 23   | 05.05.2021
Griffiths regrette la poursuite sans relâche de la guerre au Yémen

Yemen

AA/Yémen

L’Envoyé spécial des Nations Unies pour le Yémen, Martin Griffiths, a déclaré mercredi, « Nous ne sommes pas là où nous voudrions être pour parvenir à un accord au Yémen », exprimant son regret que la guerre se poursuit sans relâche dans ce pays.

C’est ce qui ressort d’un communiqué publié par l'envoyé onusien au terme d’une série de pourparlers sur la crise au Yémen, qui se sont tenus tout au long d’une semaine en Arabie saoudite et au Sultanat d'Oman.

Le communiqué, consulté par l'Agence Anadolu, indique que Griffiths « a conclu aujourd'hui une série de réunions tout au long d'une semaine avec un groupe de parties prenantes yéménites, régionales et internationales, en Arabie saoudite et au Sultanat d’Oman ».

« Ces réunions s'inscrivent dans le cadre des efforts déployés pour parvenir à un cessez-le-feu à l'échelle du pays à meme de réduire les risques qui menacent la vie des civils au Yémen, y compris l'arrêt de l'offensive d'Ansar Allah (les Houthis) contre Marib (centre), qui a duré plus d’une année », a expliqué l’envoyé des Nations Unies dans son communiqué.

Depuis le 7 février, les « Houthis » ont intensifié leurs attaques contre la province de Marib, -bastion des forces gouvernementales et riche en ressources pétrolières et gazières -, pour en prendre le contrôle.

Griffiths a indiqué qu'il poursuit ses efforts pour la levée des restrictions imposées aux ports d’Al-Hodeidah (ouest) et la réouverture de l'aéroport de Sanaa dans le but d’atténuer la détérioration de la situation humanitaire ».

Le responsable onusien a souligné que ces mesures « permettraient de créer un environnement propice à la reprise d'un processus politique qui inclut tout le monde et met fin au conflit au Yémen ».

Et Griffiths de poursuivre « Notre discussion sur ces questions s'est poursuivie pendant plus d'un an et la communauté internationale nous a pleinement soutenue pendant cette période ».

« Mais, malheureusement, nous ne sommes pas là où nous voudrions être pour parvenir à un accord au Yémen... Dans le même temps, la guerre s'est poursuivie sans relâche, causant d’énormes souffrances aux civils », a-t-il déploré.

La guerre au Yémen, en cours pour la septième année consécutive entre les forces pro-gouvernementales appuyées par une Coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite et les rebelles « Houthis » soutenues par l’Iran, et qui ont pris le contrôle d'une partie du territoire, dont la capitale Sanaa, depuis septembre 2014.

Le conflit, a coûté la vie à 233 000 personnes, tandis que 80% de la population d'environ 30 millions de personnes dépend de l'aide pour survivre dans la pire crise humanitaire au monde, selon les Nations Unies.

*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail



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