
Ankara
AA / Ankara / Ikram Kouachi
Au moins dix Palestiniens, dont trois enfants, sont décédés samedi des suites de malnutrition provoquée par le blocus israélien imposé à la bande de Gaza, a annoncé le ministère palestinien de la Santé.
Dans son communiqué, le ministère a précisé que ce nouveau bilan porte à 332 le nombre de décès liés à la faim depuis octobre 2023, dont 124 enfants.
En effet, la famine a déjà été confirmée dans le gouvernorat de Gaza et devrait s’étendre à Deir al-Balah et Khan Younès d’ici la fin septembre, selon l’organisme international de suivi de la sécurité alimentaire (IPC).
Depuis la déclaration officielle de famine par l’IPC, 54 personnes – dont neuf enfants – ont perdu la vie, a ajouté le ministère.
Après 22 mois de conflit ininterrompu, l’IPC estime que plus d’un demi-million d’habitants de Gaza sont confrontés à la famine, à la misère et à la mort, tandis qu’1,07 million de personnes – soit plus de la moitié de la population – font face à des niveaux d’insécurité alimentaire extrême.
Depuis octobre 2023, l’offensive israélienne a causé la mort de plus de 63 000 Palestiniens dans l’enclave, plongée dans une catastrophe humanitaire.
En novembre dernier, la Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et son ex-ministre de la Défense, Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza.
Israël est également poursuivi devant la Cour internationale de justice pour génocide en raison de sa guerre contre la bande de Gaza.
* Traduit de l'anglais par Adama Bamba