France / Stratégie énergétique: les députés socialistes annoncent ne pas soutenir la motion de censure de LFI
- La motion a été déposée lundi pour protester contre la publication par décret de la troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), fixant la stratégie énergétique de la France pour la période 2026-2035
Istanbul
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Les députés socialistes ont annoncé qu’ils ne soutiendraient pas la motion de censure déposée par La France insoumise (LFI) contre le gouvernement, qui doit être examinée mercredi. Cette motion a été déposée pour protester contre la publication par décret de la troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), fixant la stratégie énergétique de la France pour la période 2026-2035.
Si le cap défini par le texte gouvernemental ne convient « pas complètement » au groupe socialiste, celui-ci estime néanmoins qu’il « ne justifie pas, à notre sens, de faire tomber le gouvernement », a déclaré son porte-parole, Romain Eskenazi.
Selon lui, une telle décision provoquerait « un nouvel arrêt pour les investisseurs et les promoteurs des énergies renouvelables en France ».
LFI a annoncé lundi le dépôt de cette motion de censure, dénonçant une adoption par décret d’orientations engageant le pays pour plusieurs décennies. « Il est inacceptable que de telles décisions soient prises sans débat ni vote de l’Assemblée », a affirmé Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, dans un message publié sur la plateforme sociale X.
Quelques heures plus tôt, le groupe Rassemblement national (RN) à l’Assemblée nationale avait également déposé une motion de censure pour dénoncer la publication, le 13 février, de cette feuille de route énergétique par décret, estimant que le gouvernement avait contourné le Parlement sur un sujet structurant pour l’avenir du pays.
La PPE3 détaille la répartition prévue entre les différentes sources d’énergie, nucléaire, éolien, solaire et hydraulique, dans le mix énergétique français à l’horizon 2035. Ce texte fait l’objet de débats soutenus depuis plusieurs années, notamment sur la place du nucléaire et le rythme de développement des énergies renouvelables.
Pour justifier le recours au décret, le Premier ministre Sébastien Lecornu a estimé qu’un report supplémentaire serait « fondamentalement dangereux pour notre souveraineté » et pour la capacité du pays à produire son énergie.
Le gouvernement met en avant une relance de la consommation d’électricité décarbonée, principalement d’origine nucléaire, afin de réduire la dépendance aux énergies fossiles importées. Le texte prévoit parallèlement un déploiement plus modéré de l’éolien terrestre et du solaire, invoquant une stagnation de la consommation d’électricité.
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