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Conflit russo-ukrainien : la Coalition des Volontaires exige un cessez-le-feu « complet et inconditionnel »

- La Coalition a confirmé son rôle dans la fourniture de garanties de sécurité à plusieurs niveaux, tel que convenu lors de la réunion de Paris en janvier 2026. Cet engagement inclut le déploiement de la Force multinationale pour l'Ukraine

Mariem Njeh  | 24.02.2026 - Mıse À Jour : 24.02.2026
Conflit russo-ukrainien : la Coalition des Volontaires exige un cessez-le-feu « complet et inconditionnel »

Istanbul

AA / Istanbul / Mariem Njeh

À l'occasion du quatrième anniversaire du lancement de l'invasion russe en Ukraine, les dirigeants européens et les membres de la « Coalition des Volontaires » ont réitéré mardi leur soutien militaire, financier et humanitaire à Kiev, tout en appelant Moscou à un cessez-le-feu inconditionnel.

Lors d'une réunion en ligne convoquée à l'invitation du Premier ministre britannique Keir Starmer, du président français Emmanuel Macron et du chancelier allemand Friedrich Merz, plus de trente dirigeants de la Coalition ont échangé avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Ce dernier était présent en personne à Kiev, aux côtés des dirigeants des pays nordiques et baltes, de l'Union européenne et de la Croatie.

Les dirigeants ont réaffirmé que les frontières internationales ne devaient pas être modifiées par la force. Saluant les efforts continus des États-Unis concernant les négociations de paix, qui doivent impliquer toutes les parties concernées, ils ont exhorté la Russie à s'engager de manière « constructive » dans les discussions et à accepter un cessez-le-feu « complet et inconditionnel ».

Nouvelles sanctions et garanties de sécurité

La Coalition a confirmé son rôle dans la fourniture de garanties de sécurité à plusieurs niveaux, tel que convenu lors de la réunion de Paris en janvier 2026. Cet engagement inclut le déploiement de la Force multinationale pour l'Ukraine, avec le soutien des États-Unis.

Sur le plan économique, les dirigeants se sont engagés à « intensifier la pression » sur la Russie par le biais de sanctions supplémentaires. Celles-ci cibleront la « flotte fantôme » russe, les réseaux de commerce de pétrole, le complexe militaro-industriel et les réseaux financiers du pays.

Condamnant les assauts contre les villes et les infrastructures civiles ukrainiennes, la Coalition a salué la mobilisation de plus d'un demi-milliard d'euros de nouvelles engagements de dons pour le Fonds de soutien à l'énergie en Ukraine cette année. Les alliés fourniront également une assistance supplémentaire en matière de défense aérienne.

Sur le terrain, la Coalition a souligné que la Russie avait subi près d'un demi-million de victimes l'année dernière pour des « gains minimes », tout en saluant les récentes contre-attaques ukrainiennes visant à reprendre des territoires. Le soutien militaire et budgétaire sera maintenu, appuyé notamment par le prêt de 90 milliards d'euros de l'UE et des contributions bilatérales.

L'Europe dresse le bilan de "quatre années de vies brisées"

En parallèle, les dirigeants européens ont multiplié les déclarations pour marquer cet anniversaire. Présente à Kiev pour la dixième fois depuis le début de la guerre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a affirmé sur le réseau social américain X : « Nous ne relâcherons pas nos efforts tant que la paix ne sera pas restaurée. La paix selon les conditions de l'Ukraine. »

Le président français Emmanuel Macron a dressé le bilan humain du conflit : « 15 000 civils ukrainiens tués. Quatre ans de vies brisées, de violence, de torture, de crimes de guerre et de terreur. » Il a assuré également que la France et l'Europe continueraient d'accroître la pression sur Moscou.

De son côté, le chancelier allemand Friedrich Merz a souligné que le retour de la guerre affectait l'ensemble du continent. « Ce n'est qu'avec une force collective que nous y mettrons fin. Le destin de l'Ukraine est notre destin », a-il déclaré.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a promis que le Royaume-Uni intensifierait son aide « aussi longtemps qu'il le faudra pour une paix juste et durable ». Une position partagée par les présidents du Conseil européen et du Parlement européen, Antonio Costa et Roberta Metsola, qui ont salué les « quatre années de courage inébranlable » du peuple ukrainien.

Enfin, le ministre espagnol des Affaires étrangères Jose Manuel Albares a souligné que la sécurité de l'Europe entière et les valeurs de démocratie étaient en jeu dans la défense de l'Ukraine. Les Premiers ministres danoise Mette Frederiksen et suédois Ulf Kristersson, ont également rappelé que l'Ukraine se bat non seulement pour sa propre liberté, mais aussi pour la sécurité de l'Europe dans son ensemble.

Le 20e paquet de sanctions dans l'impasse

L’Union européenne (UE) n’était pas parvenue à trouver un accord sur son nouveau train de sanctions contre la Russie lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères, lundi, à Bruxelles.

« Malheureusement, nous n'avons pas trouvé d'accord sur le 20e paquet de sanctions. C'est un revers et un message que nous ne souhaitions pas envoyer aujourd'hui, mais le travail continue », avait déclaré Kallas, précisant que des échanges étaient en cours avec les autorités hongroises et slovaques pour faire avancer le dossier.

Kallas avait jugé « regrettable » la décision de revenir sur l'accord conclu par l'ensemble des dirigeants de l'UE au Conseil européen, estimant qu'elle violait la « clause de coopération loyale » inscrite dans les traités de l'UE.

Elle avait indiqué que le président du Conseil européen, Antonio Costa, et la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, soulèveraient la question avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban, opposé au projet.

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