France / Nouvel An : 1 173 véhicules incendiés et 505 interpellations en France
- Le ministère de l’Intérieur a dressé le bilan sécuritaire de la nuit de la Saint-Sylvestre, marquée par une hausse des incendies de véhicules et des interpellations, mais des violences urbaines jugées « plus limitées » que l’an dernier
Istanbul
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
La nuit du Nouvel An a été marquée en France par l’incendie de 1 173 véhicules et l’interpellation de 505 personnes, selon le bilan communiqué vendredi par le ministère de l’Intérieur. Au total, 403 personnes ont été placées en garde à vue. La place Beauvau évoque néanmoins une « nuit plus calme que l’année dernière », avec des violences urbaines « plus limitées ».
En comparaison avec le précédent réveillon, le nombre d’interpellations et de gardes à vue est en hausse (420 interpellations et 310 gardes à vue en 2024), de même que celui des véhicules incendiés (984 l’an dernier). Les autorités soulignent toutefois des « prises à partie des forces de l’ordre moins importantes ».
Des tirs de mortiers d’artifice ont visé policiers et gendarmes dans plusieurs villes, notamment à Nice, Lyon, Strasbourg et Rennes, selon des sources policières. Environ 90 000 policiers et gendarmes étaient mobilisés sur l’ensemble du territoire, dont 10 000 à Paris et en petite couronne.
À Paris, le parquet de Paris a fait état de 125 placements en garde à vue, concernant des personnes âgées de 17 à 53 ans, dont 15 mineures. Parmi elles, 33 l’ont été pour violences volontaires, 15 pour participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations, dix pour détention de produits psychotropes et huit pour usage de stupéfiants. Aucune destruction de véhicule ou de mobilier urbain n’a été signalée dans la capitale.
En province, des incidents ont été signalés notamment à Rennes, Strasbourg et dans plusieurs communes d’Île-de-France, avec des incendies de véhicules et des tirs de mortiers. À Marseille, un homme est décédé après une agression à l’arme blanche survenue en début de soirée.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait assuré avant le réveillon que « aucun débordement » ne serait toléré et promis des « interpellations systématiques » en cas de troubles. De son côté, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, avait appelé les parquets à « la plus grande fermeté », notamment en cas de violences contre les forces de l’ordre, les femmes et les enfants.
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