Feiza Ben Mohamed
15 Octobre 2025•Mise à jour: 15 Octobre 2025
AA/Nice/Feïza Ben Mohamed
Le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu, qui prononçait mercredi, son discours de politique générale devant le Sénat, a affirmé que « l’exécution effective des obligations de quitter le territoire français (OQTF) » doit être « une priorité » pour son gouvernement.
« Le bon sens commande de traiter le problème à la racine (…) comme pour le narcotrafic, je souhaite que l’on cible plus durement et plus efficacement les réseaux de passeurs et de trafiquants d’êtres humains » a-t-il plaidé.
Selon le chef du gouvernement, « l’immigration constitue un défi majeur pour l’Europe » qui doit être affronté « avec sérieux et responsabilité, en ne cherchant pas la popularité dans (les) paroles ».
De fait, il souhaite « construire une politique migratoire claire, stable et conforme à nos valeurs » considérant que « la France doit savoir accueillir mais doit aussi savoir dire non ».
« Le défi n’est pas seulement juridique ou administratif, il est social et républicain. L’intégration n’est pas une option, c’est une responsabilité partagée dont on ne parle plus assez dans le débat public » a-t-il affirmé.
Et de conclure: « La République est forte quand elle maitrise ses propres choix. Il faudra continuer tant au niveau français et européen, à améliorer les contrôles à l’entrée des frontières européennes ».
Sébastien Lecornu s’exprimait alors que l’ancien ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, qui avait fait de l’application des OQTF, un cheval de bataille médiatique, n’a pas été nommé dans le nouveau gouvernement.
Cette thématique, chère à la droite, reste un point de friction avec de nombreux autres groupes d’opposition qui pointent une volonté de faire un lien systématique entre immigration, insécurité et délinquance.