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France : le vote sur la suppression des zones à faibles émissions reporté après les municipales

- Initialement prévu cette semaine à l’Assemblée nationale et au Sénat, le texte laisse pour plusieurs semaines l’avenir des ZFE, déjà mises en place dans une vingtaine de villes, dont Paris, Lyon et Grenoble

Wafae El Baghouani  | 26.01.2026 - Mıse À Jour : 26.01.2026
France : le vote sur la suppression des zones à faibles émissions reporté après les municipales

Istanbul

AA / Istanbul / Wafae El Baghouani

Le vote du projet de loi sur la simplification de la vie économique, qui prévoit notamment la suppression des zones à faibles émissions (ZFE), a été repoussé et n’aura lieu qu’après les élections municipales des 15 et 22 mars, a annoncé Matignon. Initialement prévu cette semaine à l’Assemblée nationale et au Sénat, le texte laisse pour plusieurs semaines l’avenir des ZFE, déjà mises en place dans une vingtaine de villes, dont Paris, Lyon et Grenoble.

Les ZFE visent à limiter la circulation des véhicules anciens et polluants dans certaines zones urbaines pour améliorer la qualité de l’air. Leur suppression, prévue dans le cadre du projet de loi, a été actée par une commission mixte paritaire réunissant députés et sénateurs, mais le calendrier parlementaire a conduit à différer le vote final. Le Premier ministre doit rencontrer prochainement les présidents de groupe parlementaires pour définir l’agenda législatif concernant ce texte.

Le report suscite des réactions contrastées. Pierre Chasseray, porte-parole de l’association 40 millions d’automobilistes, a salué cette mesure comme une « belle nouvelle » pour les automobilistes, soulignant que le parc automobile français continue de vieillir et que de nombreux citoyens n’ont pas les moyens de changer de véhicule. À l’inverse, Tony Renucci, directeur de l’association Respire, a dénoncé un choix « très dangereux pour la santé publique », rappelant que la pollution de l’air reste élevée malgré certaines améliorations.

Par ailleurs, Respire a déposé un recours collectif contre l’État, représenté par l’ancien député écologiste Julien Bayou, pour faire constater le manquement de la France à la directive européenne de 2008 et l’absence d’un plan crédible permettant de respecter les seuils européens attendus en 2030.

Depuis 2019, les ZFE ont été mises en place dans une vingtaine de villes françaises pour limiter les émissions de particules fines et protéger la santé des populations urbaines. Leur suppression entraînerait l’abrogation de ces restrictions, laissant planer des incertitudes sur la qualité de l’air dans ces zones.

Le projet de loi sur la simplification de la vie économique, qui inclut la suppression des ZFE, s’inscrit dans une démarche plus large du gouvernement visant à réduire certaines contraintes administratives, mais il reste très contesté sur le plan environnemental et sanitaire.

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