Fatma Bendhaou
17 Mars 2022•Mise à jour: 17 Mars 2022
AA/Nice/Feïza Ben Mohamed
La justice française a accordé une suspension de peine « pour motif médical » au militant indépendantiste corse, Yvan Colonna, dont le pronostic vital est toujours engagé depuis sa violente agression en prison, selon une information rapportée jeudi par la presse locale.
Une requête avait été déposée en ce sens par ses avocats en début de semaine.
Depuis l’agression de Colonna, qui se trouve toujours dans le coma à Marseille, la Corse s’est embrasée et a été le théâtre de multiples manifestations qui se sont soldées par de vives violences.
En visite sur l’Île de beauté depuis mercredi, le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a assuré que « toute la lumière » sera faite quant aux circonstances de cette agression dont l’enquête a été confiée au parquet national antiterroriste compte-tenu du profil de son agresseur et de ses déclarations en garde à vue.
L’Exécutif a ainsi engagé un cycle de discussions avec les élus locaux et les syndicats étudiants, indiquant que le compromis qui sera trouvé, pourrait aller jusqu’à l’autonomie de l’île, sans pour autant en préciser les modalités.
Mercredi 2 mars, Yvan Colonna, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre du préfet Erignac, intervenu en 1998 à Ajaccio, a été agressé, à la maison d’arrêt d’Arles, par un détenu condamné pour terrorisme. Annoncé mort dans un premier temps, il est finalement déclaré dans le coma.