France : 26 mises en examen dans le vaste coup de filet contre la DZ Mafia, dont un avocat et neuf femmes
- Une opération menée par 900 gendarmes dans le sud de la France a abouti à 26 mises en examen, dont 15 détentions provisoires, visant le réseau criminel DZ Mafia, a annoncé samedi le procureur de Marseille
Istanbul
AA / Istanbul
Le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, a annoncé samedi la mise en examen de 26 personnes dans le cadre du vaste coup de filet mené les 9 et 10 mars contre l’organisation criminelle DZ Mafia. Parmi elles, 15 ont été placées en détention provisoire et 11 sous contrôle judiciaire, a précisé le procureur, selon le média français BFM TV. L’opération avait conduit à l’interpellation de 42 individus dans les départements des Bouches-du-Rhône, du Var, du Vaucluse et du Gard.
Parmi les mis en examen, neuf sont des femmes, témoignant de la « véritable féminisation du narcobanditisme », selon le procureur. L’âge moyen des personnes mises en cause est de 28 ans, ce qui, selon Bessone, « démontre qu’on arrive au cœur de la DZ Mafia ».
Un avocat figure parmi les personnes mises en examen. Il est soupçonné d’avoir été corrompu pour autoriser un dirigeant emprisonné à établir une communication avec l’extérieur via des courriers ou des moyens numériques protégés par le secret professionnel. Six des personnes impliquées étaient jusqu’à présent inconnues de la justice et sans casier judiciaire. Elles auraient servi de relais logistiques pour le réseau, notamment dans la gestion et le transport des fonds.
Les enquêtes se poursuivent et d’autres mesures judiciaires pourraient être prises au fur et à mesure que l’analyse des interpellations avance.
La DZ Mafia est considérée comme un acteur central du trafic de stupéfiants à Marseille, étendant ses activités le long de la vallée du Rhône et dans d’autres régions françaises. Son nom a été mentionné dans plusieurs affaires judiciaires à Nîmes, Alès et Clermont-Ferrand, et dans l’enquête sur l’assassinat du frère du militant anti-drogue Amine Kessaci en novembre 2025.
Face à la montée de la criminalité organisée, le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, a mis en place des Quartiers de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) dans certaines prisons pour isoler les cadres et limiter leur capacité à diriger leurs activités depuis la détention. L’opération actuelle s’inscrit dans cette stratégie nationale de démantèlement des réseaux de narcotrafic.
Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.
