Mourad Belhaj
09 Août 2020•Mise à jour: 10 Août 2020
AA / Beyrouth
L’ambassadeur français à Beyrouth, Bruno Foucher, a annoncé, dimanche, la participation de son pays aux enquêtes en cours sur l’explosion du port de Beyrouth, survenue mardi.
Foucher a indiqué dans une série de tweets que la « France participe à l’enquête en cours sur l’explosion du 4 août ».
La France offrira à 46 policiers et gendarmes libanais son aide technique dans l’enquête judiciaire diligentée par le procureur général, afin de «garantir la transparence et la célérité des investigations».
Le président français, Emmanuel Macron, s’était déplacé au Liban, jeudi, où il s’est entretenu avec les responsables politiques et inspecté les dégâts et les destructions à Beyrouth, tout en promettant d’aider le Liban.
Des appels se sont multipliés, au cours des derniers jours, de la part de chefs de partis et d’hommes politiques libanais, pour ouvrir une enquête « internationale indépendante », afin de faire la lumière sur les circonstances de l’explosion du port, alors que d’autres parties estiment nécessaire de faire confiance à la justice locale.
Une explosion dans le port de Beyrouth a fait, mardi, 158 morts et plus de 6 mille blessés ainsi que des centaines de disparus, selon un bilan officiel mais non-encore définitif.
Selon les premiers éléments de l’enquête, une explosion s’est produite dans l’un des entrepôts du port, qui contenait près de 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium, hautement explosif, saisi et stocké depuis 2014.
Cette explosion vient approfondir les douleurs d’un pays qui subit, depuis des mois, de sa pire crise économique depuis la fin de la guerre civile en 1990 et qui connaît une polarisation politique aigue, dans un paysage où s’interfèrent des protagonistes régionaux et internationaux, aux visées opposées.
*Traduit de l’Arabe par Hatem Kattou