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Etats-unis / Lettre empoisonnée : une femme interpellée aux frontières avec le Canada

- Envoyée depuis le Canada, la lettre contenait de la ricine, une substance très toxique, 6000 fois plus puissante que le cyanure.

Hatem Kattou   | 21.09.2020
Etats-unis / Lettre empoisonnée : une femme interpellée aux frontières avec le Canada

Canada
AA / Montréal / Hatem Kattou

Les autorités américaines ont interpellé, dimanche en début de soirée, au niveau des frontières avec le Canada, une femme suspectée d’avoir envoyé une lettre empoisonnée à la ricine à la Maison Blanche, ont rapporté des médias canadiens.

La ricine est le poison le plus violent du règne végétal, 6000 fois plus puissant que le cyanure. Il s'agit d'une substance mortelle en cas d'ingestion, d'inhalation ou d'injection, et contre laquelle il n'existe pas d'antidote.

La femme a été arrêtée, ont précisé ces médias, alors qu’elle tentait de franchir la frontière canadienne dans le sud de la province de l’Ontario, pour accéder au territoire américain, à proximité du « Peace Bridge » (Pont de la Paix), prés de la ville de Buffalo au nord-ouest de l’Etat de New York.

La suspecte sera accusée en vertu de lois fédérales américaines, et une première audience se tiendra lundi, ont poursuivi les mêmes sources.

Par ailleurs, et selon des médias américains (CNN et CNBC), la femme, dont ni la nationalité ni aucune information n’ont été fournies à son sujet, avait une arme à feu au moment de son arrestation; une donnée qui n’a pas été confirmée ni infirmée par les autorités américaines.

Selon une information rapportée par « Radio Canada », la lettre empoisonnée a transité par la ville de Montréal, capitale économique de la province du Québec, située à plusieurs dizaines de kilomètres des frontières américaines.

Une lettre contenant de la ricine a été interceptée dans un établissement gouvernemental américain chargé de filtrer le courrier adressé à la Maison Blanche et au président Donald Trump, a dévoilé une source anonyme, selon les principaux médias américains.

Réagissant à l’information, la Gendarmerie royale canadienne avait indiqué samedi qu’elle collabore avec les autorités sécuritaires américaines dans cette affaire après, avoir reçu une demande d’assistance du FBI, précisant que selon les données préliminaires, « l’enquête laisse croire que la lettre provenait du Canada ».
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