Saadet Gökce
10 Février 2026•Mise à jour: 11 Février 2026
AA / Istanbul / Saadet Gokce
Mardi, la Chine a déclaré que tout dialogue serait « inacceptable » si la confrontation se poursuivait, un jour après que la Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, ait exprimé sa volonté de tenir des discussions avec Pékin.
« Un véritable dialogue repose sur le respect mutuel et le respect des accords conclus », a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, lors d’une conférence de presse à Beijing.
« Si quelqu’un se contente de parler de la nécessité du dialogue tout en s’occupant à attiser la confrontation, alors ce soi-disant « dialogue » est apparemment inacceptable », a-t-il ajouté.
« Si le Japon souhaite vraiment développer une relation stratégique de bénéfice mutuel avec la Chine, ce qu’il doit faire est simple et clair : revenir sur les remarques erronées de Takaichi sur Taïwan, respecter les quatre documents politiques entre la Chine et le Japon ainsi que ses propres engagements politiques, et prendre des mesures concrètes pour démontrer sa sincérité en matière de dialogue », a déclaré Lin.
Les relations entre la Chine et le Japon sont tendues depuis les propos de Takaichi en novembre, lorsqu’elle a affirmé qu’une éventuelle attaque chinoise contre Taïwan pourrait constituer une « situation menaçant la survie » pour le Japon, pouvant justifier l’exercice de la défense collective.
Pékin a vivement critiqué ces commentaires, conseillé à ses citoyens de ne pas se rendre au Japon et rétabli l’interdiction des importations de produits de la mer japonais.
Lors des élections de dimanche, le Parti libéral-démocrate au pouvoir de Takaichi a obtenu 315 sièges à la chambre basse puissante et, avec son partenaire de coalition le Japan Innovation Party, a atteint une supermajorité de 351 sièges.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz