Lassaad Ben Ahmed
20 Février 2022•Mise à jour: 20 Février 2022
AA / Montréal / Hatem Kattou
Les forces de l’ordre ont annoncé, samedi, avoir procédé à 170 interpellations parmi les manifestants antivaccin récalcitrants, qui campaient sur leurs positions en bloquant la circulation pour exprimer leur hostilité aux mesures sanitaires mises en place pour lutter contre la pandémie de la Covid-19.
C’est ce qui ressort d’une conférence de presse animée, samedi en fin d’après-midi par Steve Bell, chef intérimaire du service de police d'Ottawa (SPO), au deuxième jour de l’opération lancée pour mettre fin au blocage du centre de la capitale fédérale Ottawa, depuis 23 jours.
Le précédent patron de la SPO, Peter Sloly, avait démissionné de son poste, mardi. La population locale et les élus municipaux lui ont reproché son inaction dans la gestion de la crise de blocage des principales artères de la capitale fédérale.
Bell a indiqué avoir arrêté 47 individus, samedi matin, portant ainsi le total des interpellations à 170 en deux jours, ajoutant que les policiers ont procédé à une cinquantaine de remorquages de camions.
Ainsi, les policiers, qui continuent leur progression, ont dégagé quasiment la plus grande partie du centre de la ville, en contraignant les manifestants restants à se retirer du boulevard jouxtant la « Colline du parlement » où siègent la chambre des communes et le Sénat canadiens et qui se trouvent à proximité des bureaux du Premier ministre.
Le chef intérimaire a tenu à préciser que l’opération policière lancée, vendredi, se poursuivra « jusqu'à ce que tous les manifestants aient quitté les rues de la ville ».
Bell a ajouté : « Nous avons indiqué aux manifestants qui voulaient partir pacifiquement qu’ils pouvaient toujours rentrer à la maison. Nous avons aussi indiqué que nous allons bouger les manifestants de la rue, s’ils ne collaborent pas ».
Il a relevé que « les policiers ont donné plus de 3600 contraventions et plusieurs enquêtes criminelles ont été ouvertes en lien avec la saisie d'armes ».
Il convient de noter qu’en plus de l’opération policière lancée, vendredi, en vertu de la Loi sur les mesures d’urgence, à laquelle les autorités ont recours pour la première fois depuis sa promulgation en 1988, une représentante des manifestants et le maire d’Ottawa avaient conclu, dimanche dernier, une entente pour déplacer les camions et les véhicules afin de libérer les quartiers résidentiels.