AA/Ottawa/ Seyit Aydoğan
Le Premier ministre canadien, Stephen Joseph Harper, a dit s'attendre à ce que le président russe, Vladimir Poutine, ne soit pas admis au sommet du G7 qui s’ouvrira dimanche, en Allemagne.
Harper a ajouté, dans des déclarations livrées à la presse, jeudi, avant de se rendre en Allemagne pour le sommet, que la décision sur la participation de la Russie n'a pas encore été prise, en soulignant que le Canada est «totalement opposé au retour de la Russie dirigée par Poutine au G7 ».
Le Premier ministre canadien a considéré que la Russie « ne fait plus partie du G7 depuis bien avant le déclenchement de la crise en Ukraine [ en 2014]», soulignant à cet égard qu'il a déclaré à Poutine lors du dernier sommet, en Australie, l'année dernière: « Sortez de l'Ukraine ». Ce à quoi le président russe a rétorqué: «Nous ne sommes pas présents là-bas ».
Le Premier ministre canadien a estimé qu’un éventuel retour de la Russie au G7 « exige une profonde réconciliation».
Des milliers de personnes, ont manifesté, hier, dans la ville allemande de Munich, pour protester contre le sommet des sept pays industrialisés (G7), qui se tiendra les 7 et 8 Juin, à Garmisch-Partenkirchen, dans la province de Bavière.
Le sommet du G7, devrait notamment porter sur la croissance de l'économie mondiale, le commerce, le changement climatique, et la lutte contre le terrorisme.
Les dirigeants des huit pays les plus industrialisés, avaient annoncé, en mars 2014, la suspension de la participation de la Russie dans les réunions, suite à ce qu’ils ont considéré comme l’ingérence de Moscou dans la crise ukrainienne. C’est ainsi que la formule du G8 a cédé la place à celle du G7.
Le G7 comprend le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, la Grande-Bretagne, et les États-Unis d'Amérique.