Hatem Kattou
07 Octobre 2020•Mise à jour: 07 Octobre 2020
AA / Montréal / Hatem Kattou
Le gouvernement fédéral canadien a obtenu, mardi soir, la confiance du parlement avec 177 voix favorables, grâce, notamment, au soutien apporté au cabinet de Justin Trudeau par le Nouveau Parti Démocratique (NPD), troisième force de l’opposition, forte de 24 députés, ont rapporté les médias locaux.
Présenté le 23 septembre dernier et donnant le signal du lancement de la deuxième session parlementaire de la 43éme législature fédérale, le discours du trône, a été adopté, deux semaines plus tard, par une majorité de voix, soit 177 députés, tandis que 152 parlementaires s’y sont opposés.
A la faveur de ce vote, le gouvernement minoritaire de Justin Trudeau, issu des élections législatives du mois d’octobre 2019, obtient la confiance pour poursuivre ses activités.
Notons que le discours du Trône représente un vote de confiance, dont le rejet par la chambre des communes aurait pu générer la chute du gouvernement minoritaire.
Le soutien apporté par le NPD au Parti Libéral, conduit par Justin Trudeau, a été possible par l’entremise d’une approbation par les Libéraux d’amender un projet de loi portant élargissement de l’accès à des congés de maladie payés, tel qu’annoncé, à la fin du mois de septembre par le chef du NPD, Jagmeet Singh.
A l’opposé du soutien du NPD, les trois autres formations politiques, représentées au parlement, ont voté contre le discours du trône, refusant par la même d’accorder leur assentiment au cabinet Trudeau.
En effet, le Parti Conservateur, le Bloc Québécois et le Parti Vert, ont refusé d’accorder leur approbation au gouvernement pour divers motifs.
Le Parti conservateur (121 députes) relevant que « le discours du Trône n’augurait rien de bon pour le déficit à venir du gouvernement fédéral. », tandis que le Bloc Québécois (32 sièges) avait conditionné son soutien par la hausse des fonds en santé à transférer des autorités fédérales aux provinces, requête à laquelle les Libéraux n’ont pas estimé nécessaire de répondre.
Les Ecologistes (3 parlementaires) ont, de leur côté, justifie leur rejet par le fait que le discours du trône ne prévoyait pas l’institution d’un Revenu de base garanti (Revenu universel).
Notons que les deux députés indépendants de la chambre des communes, Marwan Tabbara et Jody Wilson-Raybould, ont accordé leur confiance au gouvernement.