Ümit Dönmez
09 Juillet 2025•Mise à jour: 10 Juillet 2025
AA / Paris / Ümit Dönmez
Le chef d'État français Emmanuel Macron a critiqué, ce mercredi, les conséquences du Brexit sur la gestion des migrations et du financement, lors d’une table ronde à Londres organisée dans le cadre de sa visite d’État au Royaume-Uni.
Lors de la rencontre « IA : de la science à la croissance », Macron a rappelé que le Brexit avait été présenté comme une manière de « régler plus simplement » les problèmes internes britanniques. Mais selon lui, cette promesse ne s’est pas concrétisée. « Je ne suis pas sûr que vous ayez mieux réglé les problèmes de migration et de financement », a-t-il affirmé.
Macron a au contraire insisté sur l’importance de maintenir des liens étroits entre les pays européens pour relever les défis communs. Il a défendu cette coopération comme « le meilleur moyen de régler nos problèmes critiques en matière de recherche, sciences et intelligence artificielle ».
Le chef de l’État français a également mis en doute l’intérêt stratégique de l’alliance britannique avec les États-Unis, affirmant que Washington n’apportait pas de meilleures garanties en matière de commerce ou de recherche pharmaceutique. « 10 % de droits, c’est bon pour personne », a-t-il lancé, en référence aux barrières tarifaires post-Brexit.
Pour conclure, Macron a vanté l’importance de « vieux amis » proches et fiables comme la France, capables d’apporter stabilité et innovation. Une manière d’opposer la promesse du grand large à la réalité des partenariats durables.
La visite d’État à Londres d'Emmanuel Macron s’inscrit dans un contexte de tensions migratoires, d’enjeux communs liés à la guerre en Ukraine, et de nouvelles opportunités industrielles entre les deux pays, notamment dans le domaine du nucléaire avec le projet « Sizewell C » en Angleterre, dont EDF détient 12,5 % des parts.
Le Président français et le Premier ministre britannique doivent se retrouver ce mercredi à Downing Street pour discuter de migrations, de défense, et de politique énergétique, avant un sommet bilatéral prévu jeudi.