Mona Saanouni
12 Octobre 2020•Mise à jour: 13 Octobre 2020
AA/ Ankara
Amnesty International a dévoilé de nouvelles preuves relatives à l'exposition des civils dans l'Etat d'Arakan à des attaques, lors du conflit opposant l'armée birmane aux séparatistes bouddhistes qui réclament l'autonomie de la région.
L'organisation internationale s'est appuyée dans la récolte de ses preuves sur des photos et des scènes filmées dans la province, par des caméras, des satellites, des médias et autres rapports médiatiques publiés par des organisations civiles.
Grâce à ces nouvelles preuves, l'organisation a pu confirmer la véracité des informations selon lesquelles des civils, y compris des enfants, ont été tués dans l'incendie de plusieurs villages de la région le 3 septembre.
Une analyse des images des mines terrestres effectuée par un expert en armes d'Amnesty International a démontré qu'il s'agissait de mines terrestres MM2 utilisées par l'armée birmane.
L'organisation a également souligné qu'il n'y avait aucune preuve indiquant une diminution de l'intensité des affrontements entre l'armée birmane et les bouddhistes appelant à l'autonomie.
Il est à rappeler que l'Etat d'Arakan connaît une escalade du conflit armé entre l'armée birmane et l' «armée d'Arakan», constituée d'une milice bouddhiste extréiste, et ce depuis fin 2018.
Au cours de ces affrontements, au moins 289 civils ont été tués dans l'État d'Arakan et dans l'État de "Chin" qui lui est adjacent, depuis décembre 2018.
*Traduit de l'arabe par Wejden Jlassi