AA/ Bouaké (Côte d’Ivoire) / Issiaka N’Guessan
Deux mille agents d'établissements pénitentiaires ivoiriens observent à partir de ce jeudi 27 novembre, une grève occasionnant la fermeture des 33 prisons a déclaré la même journée à Anadolu, N’dré Akley, un des responsables desdits établissement de Bouaké (Centre).
« Tout est fermé, les prisonniers sont dans les cellules, le service minimum est garanti », a affirmé, M.Akley, ex-combattant issu des ex-Forces Nouvelles (ex-rébellion du Nord dirigée par Guillaume Soro, actuel président de l’Assemblée Nationale).
M.N’dré a ensuite évoqué la découverte d’un document du conseil national de sécurité (CNS), un organe de décision sécuritaire présidée par le Président Alassane Ouattara, qui parle de la démilitarisation des agents des établissements pénitentiaires dans le cadre du plan de sécurité 2014-2024. Cette découverte est à l’origine de cette grève, selon lui.
« Nous nous sommes battus ici dans ce pays contre l’injustice, pour l’identité. Mais, nous nous retrouvons dans un corps sans identité, tantôt nous sommes identifiés en tant que policiers de prison, tantôt en tant que gardes pénitentiaires ou agents d’encadrement au sein des prisons. Nous sommes un corps sans nom », a dénoncé le même responsable du Collectif.
Les grévistes revendiquent, soutient la même source, le rappel de 1 244 000Fcfa (2764 USD), au titre des arriérés de salaires depuis le 22 octobre 2012, l’octroi de grade de lieutenant et l’augmentation de la prime de risque et de sujétion qui est actuellement de 57000Fcfa ( un peu plus de 126 USD).
Depuis mardi 18 novembre, Bouaké, deuxième ville ivoirienne et ex-fief de l’ex-rébellion des Forces Nouvelles, est l’épicentre de mouvements de protestation déclenchés par des soldats scandant des revendications pécuniaires.Reçus le mercredi 19 novembre par les parties concernées, ils ont eu gain de cause.
Aucune réaction n'a été enregistrée du côté de l'autorité de tutelle jusqu'à jeudi matin.