Fatma Bendhaou
08 Septembre 2021•Mise à jour: 08 Septembre 2021
AA/Nice/Feïza Ben Mohamed
Le taux de participation aux élections législatives, communales et régionales qui se tiennent ce mercredi au Maroc, était de 36% à 17 heures, selon la presse locale.
À 12 heures, il était d’à peine 12% tandis qu’à la même heure en 2016, il était évalué entre 25 et 38%.
Le taux total de participation finale au précédent scrutin était en revanche de 42,29%.
« Selon les données reçues des différentes préfectures, provinces et préfectures d’arrondissements du Royaume, l’opération de vote se déroule dans des conditions normales, avec un taux de participation de 36% à 17h00 au niveau national », a fait savoir le ministère de l’Intérieur dans un communiqué relayé par l’agence marocaine de presse (MAP).
Les bureaux de vote, qui ont ouvert à 8 heures (heure locale), resteront accessibles jusqu’à 19 heures pour permettre aux électeurs de désigner 31 mille élus locaux et 395 membres de la chambre des représentants.
Pour rappel, ce scrutin revêt un enjeux particulier puisque la nouvelle chambre des représentants, aura la lourde tâche de concrétiser le nouveau modèle de développement marocain voulu par le roi Mohamed VI.
Ce nouveau modèle de développement a été dévoilé en mai dernier après la phase analytique menée par la Commission spéciale sur le Modèle de Développement et prévoit une feuille de route visant à atteindre les objectifs fixés d’ici 2035.
Les sujets de santé, d’éducation et de transports, sont effectivement apparus, durant l’étude, comme principales sources de préoccupation des citoyens marocains.
Pour autant, malgré le nombre élevé de listes déposées, seules 4 d’entre elles ont proposé des candidats dans toutes les circonscriptions du Royaume.
Il s’agit du PJD (Parti Justice et Développement), déjà au pouvoir pendant les deux derniers mandats, du RNI (Rassemblement National des Indépendants), de l’Istiqlal et du PAM (Parti Authenticité et Modernité).
L’actuelle majorité, au pouvoir depuis dix ans et à laquelle appartient le Premier ministre Saad Dine El Otmani, espère remporter la partie pour pouvoir mener à bien les réformes annoncées par le souverain Mohamed VI.
Dans un contexte politique perturbé par la pandémie de Covid-19, le PAM, principal concurrent de la majorité actuelle, et mené par Abdellatif Ouahbi, est talonné de près par l’Istiqlal, de Nizar Baraka.
Néanmoins, Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et chef de file du RNI bénéficie d’une popularité indéniable et pourrait créer la surprise, selon certains analystes.
Réputé proche du Palais royal, ce dernier est l’homme le plus riche du royaume chérifien avec une fortune estimée à 2 milliards de dollars en 2020, selon le magazine Forbes.