Esma Ben Said
02 Mars 2018•Mise à jour: 03 Mars 2018
AA/France/Fawzia Azzouz
Le centre de Ouagdougou, capitale du Burkina Faso est le théâtre sanglant, depuis 10h locale vendredi matin, d'une attaque qualifiée de terroriste par l'envoyé spécial de la France au Sahel Jean-Marc Chataignier, et qui vise notamment les quartiers dans lesquels se trouvent l'Ambassade de France, l'institut français, des bureaux de l'ONU et l'Etat Major des armées burkinabé.
L'attaque était toujours en cours, à 12H25 GMT et aucun détail n'a filtré sur l'identité des assaillants. Aucun bilan n'a pu être obtenu pour le moment.
La situation est particulièrement confuse à Ouagadougou, où une explosion a été entendue dans le bâtiment de l'Etat Major des armées, selon une source sécuritaire burkinabé.
Après avoir dans un premier temps annoncé sur sa page Facebook une "attaque en cours à l'ambassade de France et à l'institut français", l'Ambassade de France a fait machine arrière aux alentours de 12h15 GMT en expliquant qu'il n'y a "pas de certitude à ce stade sur les lieux visés" accréditant la thèse de la confusion totale sur les lieux.
Jean-Marc Châtaignier, envoyé spécial de la France au Sahel a de son côté écrit sur son compte Twitter "attaque terroriste ce matin à Ouagadougou" appelant à la "prudence" et à "éviter le centre ville".
Pour l'heure, rien ne permet de présumer des intentions des auteurs de cette attaque toujours en cours mais certaines sources privilégient la piste de "putschistes", alors qu'un procès impliquant 84 accusés de la tentative de putsch de septembre 2015, a été renvoyé, le 27 à une date ultérieure.