Esma Ben Said
08 Novembre 2017•Mise à jour: 09 Novembre 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Un casque bleu Tanzanien blessé lors de l’attaque des rebelles ougandais le 9 Octobre dernier contre une base de l’ONU dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), est décédé mardi au Kenya, a annoncé mercredi un porte-parole militaire de l’ONU.
« Suite à l’attaque perpétrée par des présumés combattants ADF le 9 octobre 2017 sur les positions de la Force de la MONUSCO [Mission de l'ONU en RDC] dans la localité de Mamundioma, (…) la Force a le regret d’annoncer le décès de l’un des soldats tanzaniens précédemment évacué vers l’hôpital de référence de Nairobi au Kenya », a déclaré mercredi au cours d’une vidéo-conférence de presse retransmise à Kinshasa, le porte-parole de la force de l’ONU en RDC, le lieutenant-colonel Serge Haag.
Lors de cette attaque attribuée aux rebelles ougandais des forces démocratiques alliés (ADF) qui, en deux jours, avaient tués une vingtaine de civils sur l’axe routier Kamango-Mabu dans le territoire de Beni, un territoire de la province du Nord-Kivu, deux Casques bleus avaient été tués et plusieurs d’entre eux blessés.
La MONUSCO annonçait dans un communiqué avoir « immédiatement déployé des renforts, notamment une force de réaction rapide et des hélicoptères d’attaque ».
Déployée en RDC depuis 1999, la MONUSCO est la plus importante opération de maintien de la paix de l’ONU dans le Monde. Son mandat régulièrement disputé entre Kinshasa et New York a été renouvelé fin
mars 2017 par le Conseil de sécurité qui a décidé de réduire ses effectifs pour les faire passer de 19 815 casques bleus à 16 215.
Depuis Octobre dernier, les rebelles ADF présents dans l’est de la RDC depuis 1995,ont multiplié des assauts à l’arme lourde et légère contre la ville de Beni, rencontrant la résistance des troupes de l’armée congolaise.
Ils sont accusés par Kinshasa et l’ONU d‘avoir tué un millier de civils congolais dans la région de Beni entre 2014 et 2016.
En 2015, un rapport publié par le Groupe d‘étude sur le Congo de l’Université de New York, avait remis en cause cette version ajoutant que les responsabilités sont partagées entre les ADF et les troupes de l’armée régulière.