Nadia Chahed
13 Mars 2021•Mise à jour: 13 Mars 2021
AA/Peter Kum
Le leader du parti MPTR et candidat de la coalition « Action républicaine pour le changement démocratique » (opposition) à la présidentielle tchadienne du 11 avril 2021, Brice Mbaïmon, a annoncé lors d’un point de presse vendredi qu'il suspend sa participation à la campagne présidentielle évoquant le manque de garanties quant à la transparence du processus et la sécurité des candidats.
Le président du Mouvement des Patriotes Tchadiens pour la République (MPTR) exige des autorités des mesures fortes, en faveur de la transparence des élections et de la sécurité des acteurs politiques.
Parmi les réclamations de l’opposant figurent la question de la sécurité des candidats pendant la période électorale. Pour lui, le gouvernement doit garantir à tous les candidats un même niveau de protection.
« L’ARC-démocratique demande au gouvernement d’assurer une couverture sécuritaire au même titre que le candidat Idriss Deby Itno », a-t-il déclaré.
Il a également relevé que les conditions actuelles ne permettent pas à la Commission électorale indépendante (Céni) d’organiser des élections libres et transparentes.
« Depuis sa création, la Céni a travaillé en vase clos tout le long de ce processus. Dans la situation actuelle, la Céni n’est pas seulement incapable de faire respecter la loi électorale mais aussi n’arrive plus à remplir son cahier de charge comme prescrit par la loi », a martelé l’opposant.
« L’Alliance républicaine pour le changement démocratique et moi-même, n’accepterons aucun cafouillage, ni ne tolérerons un hold-up électoral. Nous exigeons des mesures fortes », a-t-il conclu.
Brice Mbaïmon Guédmbaye est le quatrième candidat à suspendre sa participant au scrutin présidentiel du 11 avril prochain au Tchad. Trois opposants avaient déjà annoncé qu’ils ne prendront pas part à l’élection présidentielle.
Il s’agit du leader de la formation politique Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR), Saleh Kebzabo, arrivé 2e lors de la dernière présidentielle, de l’opposant Ngarlejy Yorongar et de Théophile Bongoro, candidat de la coalition « Alliance Victoire » qui regroupe 13 partis d’opposition.
Pour la course à la Présidentielle, la Cour suprême a validé la semaine dernière dix candidatures dont celle du président sortant Idriss Deby.
La campagne électorale a démarré vendredi 12 mars. Idriss Deby, candidat à un sixième mandat lance sa campagne ce samedi au stade de Ndjamena.