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Les dix membres présumés de Boko Haram condamnés, vendredi, à la peine capitale par un tribunal tchadien, ont été exécutés samedi, a rapporté la presse locale.
Ils avaient été condamnés à mort pour « avoir participé aux attentats à l’origine de la mort de 53 personnes, le 15 juin et le 12 juillet », selon ledit tribunal.
« Les condamnés à mort ont été tués ce matin, au champ de tir de Massaguet », rapporte le site tchadinfos.com. Massaguet se situe dans le Nord-est de N’djamena (à environ 60 km capitale tchadienne).
Le procès de ces 10 personnes qui a démarré mercredi à N’djamena était le premier au Tchad de membres présumés de Boko Haram. Leurs chefs d’inculpation ont été présentés comme suit : « association de malfaiteurs, assassinat, destruction volontaire à l'aide de substances explosives, faux et usage de faux, détention illégale d'armes et de munitions de guerre, détention et consommation de substances psychotropes », a démarré mercredi à N’djamena.
Le procès déroulé à huis clos devait par ailleurs durer environ huit jours mais « pour des raisons de sécurité, il a été accéléré et délocalisé jeudi dans un endroit tenu secret », selon une source judiciaire anonyme.
Le Tchad figure parmi les pays impliqués dans la Force multinationale mixte pour la lutte contre Boko Haram. Le lancement effectif de cette force tarde encore à avoir lieu, alors que sur le terrain des opérations des troupes issues du Tchad, du Nigéria, du Cameroun et du Niger sont menées sans coordination.