Hatem Kattou
04 Août 2017•Mise à jour: 04 Août 2017
AA/N'Djamena/Mahamat Ramadane
Le chef de file de l’opposition tchadienne, Saleh Kebzabo a de nouveau plaidé pour un "dialogue inclusif" afin de sortir le pays de la crise politique et socioéconomique qu'il traverse, a rapporté un correspondant de Anadolu.
Lors d'un échange avec les journalistes, sur la situation socio-politique du pays, organisée jeudi soir, Kebzabo a expliqué que l'opposition tchadienne a préparé un plaidoyer qu'il proposera au pouvoir.
« Dans ce plaidoyer, nous voudrions qu’il y ait une feuille de route, la mise sur pied d’un comité d’organisation et de suivi paritaire majorité et opposition. Un dialogue inclusif qui doit amener à l’adaptation des lois relatives aux élections au nouveau contexte politique pour des consultations claires et exemplaires» a-t-il souligné.
Le processus politique est toujours bloqué au Tchad, plus d'une année après la réélection d'Idriss Deby à un cinquième mandat consécutif.
Tandis que le pouvoir veut d'un "simple" forum national devant aboutir à l'élaboration d'une nouvelle Constitution où le mandat présidentiel sera limité à deux, l'opposition estime pour sa part que le Tchad mérite une concertation politique plus large qui donnera des orientations plus précise au système politique du pays.
Pour le coordinateur de la Majorité présidentielle, Yesko Mahamat Ibrahim, joint par Anadolu, ce dialogue inclusif n'est toutefois pas nécessaire puisque le gouvernement a déjà entamé des consultations politiques en vu d’organiser le forum, qui servira, dit-il, de cadre d’échanges sur les nouvelles réformes administratives et constitutionnelles proposées par les autorités dans les mois à venir.