Lassaad Ben Ahmed
27 Juin 2019•Mise à jour: 27 Juin 2019
AA / Kinshasa/ Pascal Mulegwa
Au moins 36 mineurs artisanaux sont morts, jeudi dans l'éboulement d'une mine de cuivre, exploitée par une société privée à Kolwezi dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC), ont annoncé les autorités congolaises, évoquant un "grave accident".
"Ceux qui s'occupent de chercher les corps ont fait état d'avoir ramassé ou rassemblé 36 corps sans vie", a déclaré le gouverneur de la province de Lualaba, Richard Muyej, s'exprimant devant la presse à Kolwezi, la capitale provinciale.
Les victimes sont des creuseurs artisanaux qui "se sont introduits et se sont donnés à des activités d'exploitation minière sur un site délicat qui présente beaucoup de risques", a indiqué le responsable affirmant en avoir "assez" d'enterrer les morts sortis des décombres.
"Ils s'attaquaient au gradin à la recherche des minerais et quand c'est mal fait, ça entraîne des chutes des volumes de matériaux qui ne pardonnent pas", a-t-il indiqué.
La mine accidentée est exploitée par la société Kamoto Copper Company (KCC), a ajouté le gouverneur affirmant que les travaux de recherche de corps sous les décombres sont en cours.
Sans donner les causes de l'éboulement, Muyej a prévenu que la "fréquence d'accidents peut amener KCC à évoquer le cas de forces majeures et arrêter le fonctionnement normal de son unité de production".
Cette société exploite dans la riche région de l'ex-Katanga le cuivre et le cobalt, deux minerais qui constituent l'essentiel des exportations de la République démocratique du Congo.
Le pays est mondialement présenté comme un "trésor géologique", mais abrite l'une des populations les plus pauvres de la planète.
Les accidents dans les mines congolaises sont généralement meurtriers et innombrables.
Peu d'accidents produits dans les mines sont documentés compte tenu de l'enclavement des sites miniers.