Mohammed Maher Ben Romdhane
28 Mai 2019•Mise à jour: 29 Mai 2019
AA/Khartoum
Plusieurs secteurs professionnels soudanais ont entamé, mardi, une grève générale de deux jours visant à faire pression sur le Conseil militaire pour céder le pouvoir aux civils.
Cette grève générale intervient en réaction aux appels à faire grève des "Forces de la Déclaration de la Liberté et du Changement".
Des témoins oculaires ont affirmé à Anadolu que des travailleurs dans le secteur électronique bancaire se sont joints à ce mouvement engendrant l’arrêt des services électroniques dans le secteur bancaire. De même pour les salariés du principal opérateur téléphonique du pays et de la Banque Foncière de Khartoum.
Le parti de l’opposition, le Congrès Soudanais, a annoncé l’arrêt total des activités au niveau du port Sud de la ville de Port-Soudan à l’est du pays. Des activistes ont également relayé des images sur les réseaux sociaux illustrant ce mouvement au niveau des plateformes pétrolières au sud et à l’est du pays.
Le "Rassemblement des professionnels soudanais", a déclaré, mardi, que ce mouvement concerne la capitale Khartoum ainsi que toutes les provinces soudanaises dans les secteurs public et privé.
Des mouvements de protestations d’envergure secouent le Soudan depuis plusieurs jours. L’objectif est d’inciter le Conseil militaire de transition à céder le pouvoir aux civils.
Des milliers de Soudanais manifestent depuis le 6 avril devant le siège du Commandement de l’armée à Khartoum. Un mouvement de protestation qui a engendré le blocage de plusieurs artères de la capitale.
Le 11 avril 2019, Omar el-Béchir, a été destitué de la présidence par l’armée soudanaise, après 30 ans au pouvoir. Cette destitution est survenue à la suite de protestations populaires qui se sont poursuivent depuis la fin de l’année écoulée.