Nadia Chahed
01 Avril 2017•Mise à jour: 01 Avril 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Une dizaine de miliciens ont été tués, samedi matin, lors d'une riposte des forces de défense et sécurité congolaises contre une attaque de la ville de , dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC), a appris Anadolu de sources concordantes.
Contacté par Anadolu, Bavon Lutumba, responsable local de la Croix rouge, a indiqué que des affrontements ont éclaté tôt dans la matinée de ce samedi entre force de l'ordre et miliciens à Tshimbulu (centre)
Selon la même source 14 miliciens ont été tués par les forces de défense et sécurité congolaises à l'issue de ces affrontements.
Joint par Anadolu, un responsable administratif local a confirmé que des heurts ont opposé samedi matin des miliciens aux forces de l'ordre dans la ville de Tshimbulu. Il n'a toutefois, livré aucun bilan de ces affrontements.
Le bureau conjoint de l’ONU aux droits de l’homme (BCNUDH) avait annoncé, vendredi, que vingt-trois fosses communes ont été découvertes dans les territoires de Nkoto, Kabeya-Kamwanga, Nguema et Tshimbulu, dans le centre du pays, où sévissent les miliciens de Kamwina Nsapu, un chef coutumier, abattu par la police en août dernier.
Médecin de son état, ce dernier avait appelé en Juin dernier à une insurrection contre les institutions de l’Etat, auteurs, selon lui, de "tracasseries contre les populations".
Partis de la ville de Tshimbulu dans la province du Kasaï-central, les affrontements « sanglants » entre miliciens et forces congolaises, ont rapidement atteint d’autres provinces voisines dont le Kasaï, Kasaï-Oriental et Lomami.
Selon l'ONU plus de 400 personnes ont été tuées dans ces affrontements.
Par ailleurs, les corps de deux experts onusiens, portés disparus depuis le 12 mars dernier, ont été retrouvés en début de semaine. Aucune partie n'a encore revendiqué ce forfait, toutefois les soupçons pèsent sur les miliciens de Nsapu.