Mohamed Safwene Grira
31 Janvier 2017•Mise à jour: 01 Février 2017
AA/ Kinshasa/ Fiston Mahamba Larousse
Trois militaires congolais ont été tués par des rebelles ex-M23 après le crash de leurs deux hélicoptères dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), a informé mardi l'armée congolaise.
"Les deux hélicoptères de l'armée congolaise qui ont connu un crash dans la zone de Mikeno, vendredi dernier, ont été interceptés par les hommes de Sultani Makenga [chef des ex-M23]", a déclaré le général Léon Mushale, commandant de la 3ème zone de défense, dans une conférence de presse à Goma (Est).
Les membres de l'équipage ont été tués par les rebelles, à l'exception d'un instructeur russe qui a été pris en otage, a poursuivi la même source.
Depuis deux semaines, la 34ème région militaire de l'armée congolaise livre des combats contre ces miliciens. Lundi, l'armée rwandaise a indiqué avoir arrêté 30 éléments de cette rébellion sur son territoire qui ont fui l'armée congolaise.
Le 15 janvier, le gouvernement congolais avait alerté sur l’incursion de près de 300 combattants de l’ancienne rébellion du M23 venus de l’Ouganda dans la province du Nord-Kivu.
La rébellion Tutsi du M23, soutenue par l'Ouganda et le Rwanda, avait vu le jour après la fin de la fin de la guerre du Kivu (2004-2009). Elle était composée de membres d'une autre rébellion, le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) qui invoquaient le non-respect par Kinshasa d'un accord de paix signé le 23 mars 2012.
En février 2013, un Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo était signé par 9 pays de la région. Il stipulait, notamment, sur la nécessité de "ne pas s'ingérer dans les affaires intérieures des Etats voisins" et à ne fournir d'assistance quelconque à des groupes armés.
Battus fin 2013 par l'armée congolaise et les forces de l'ONU, les membres du M23 se sont réfugiés en Ouganda et au Rwanda qui se sont engagés à les cantonner.
Un accord signé en décembre 2013 à Nairobi entre la RDC et le M23 confirmait la dissolution du mouvement et définissait les modalités de la démobilisation pour ceux parmi les rebelles désirant réintégrer la vie civile ou militaire en RDC.