Lassaad Ben Ahmed
20 Septembre 2017•Mise à jour: 20 Septembre 2017
AA/ Kinshasa/ Fiston Mahamba
Au moins trente personnes qui manifestaient devant le ministère des Affaires étrangères ont été interpellées par la police nationale Congolaise mercredi à Kinshasa, a constaté le correspondant d'Anadolu.
Parmi les manifestants figuraient des journalistes, des activistes de droits humains, des artistes, etc. Ils contestaient la mesure du ministère des Affaires étrangères interdisant l'utilisation du passeport semi-biométrique, d'ici le 16 octobre.
Larissa Diakanua, journaliste interpellée, a posté des photos sur son compte Facebook, indiquant que le commissariat de la police de Kinshasa garde encore tous les manifestants interpellés au commissariat général de la police situé au centre de Kinshasa.
Joint au téléphone, par Anadolu, le colonel Pierre Rombaut Mwanamputu, porte-parole, a confirmé l'interpellation de manifestants devant le ministère des Affaires étrangères sans donner plus de détails.
Dans son communiqué, le ministère congolais des Affaires étrangères a indiqué qu'à partir du 16 octobre les passeports semi-biométriques encore en circulation n'auront plus cours légal en République Démocratique du Congo.
"Les citoyens qui détiennent ces passeports ne pourront plus être autorisés à franchir la frontière, tant à l'entrée qu'à la sortie du territoire national", note le document, signé par Aje Matembo Toto, vice-ministre des Affaires étrangères.
Toujours selon la diplomatie congolaise, les Congolais se trouvant à l'extérieur du pays devraient remettre leurs passeports en rentrant, contre une remise d'une photocopie leur permettrant de solliciter le nouveau passeport biométrique.
"Cette mesure est dictée par l'impératif d'uniformiser l'identification de citoyens à des considérations sécuritaires", conclut le communiqué.